Carmat publie les résultats positifs de son essai clinique français

Publié le 1 septembre 2026
Carmat publie les résultats positifs de son essai clinique français
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Un an après sa liquidation judiciaire, l’entreprise Carmat a présenté d’« excellents » résultats au congrès de l’European Society of Cardiology à Munich. Les résultats de l’étude EFICAS menée en France ont également été publiés dans le European Heart Journal[1] (cf. CARMAT : Première implantation du cœur artificiel en France).

55 patients se sont vu implanter le cœur artificiel développé par la société. Le dispositif a donné satisfaction pour 40 d’entre eux. Des résultats qui « dépassent non seulement les objectifs fixés au départ » se réjouit » Pierre Bastid, le PDG de Carmat, et « même nos espérances », « essentiellement » en termes de survie mais aussi de qualité de vie souligne-t-il.

Une étude conduite dans dix grands centres hospitaliers français

L’étude EFICAS est la plus grande étude clinique menée avec le dispositif Aeson®. Il s’agit d’une étude prospective multicentrique conduite dans dix grands centres hospitaliers français. Les 55 patients sur lesquels porte l’analyse ont subi une implantation entre décembre 2022 et mai 2025. Leur âge médian était de 56 ans et ils présentaient un état clinique « gravement compromis ». 36 % bénéficiaient d’une assistance circulatoire extracorporelle au moment de l’implantation[2].

Au bout de 180 jours, 96 % des patients n’avaient pas subi d’AVC invalidant, 76 % avaient quitté l’hôpital et 92 % des patients survivants ne présentaient aucune limitation ou une « limitation légère » de l’activité physique « habituelle »[3].

Les résultats obtenus « apportent des preuves cliniques solides » en faveur de l’utilisation d’Aeson® dans l’indication « passerelle vers la transplantation », affirme Carmat. Au total, 122 patients ont reçu le système Aeson® depuis sa première implantation.

Vers une prise en charge par l’Assurance maladie ?

L’objectif de la société est de lever « jusqu’à 150 millions d’euros » afin de diviser par deux le coût de sa production et obtenir le « remboursement systématique » du dispositif par l’Assurance maladie et les mutuelles.

Carmat vise aussi l’autorisation sur le marché américain et la « labellisation prothèse » afin de prolonger la durée de vie du dispositif « pour au moins 7 ans ».

[1] A Vincentelli, A C Martin, J Guihaire, O Bouchot, G Lebreton, M Pozzi, E Flecher, P Gaudard, C H David, J C Roussel, M Kindo, M Jungling, C Goeminne, J F Obadia, P Achouh, R Abi Akar, P Leprince, P G Guinot, S Jazayeri, J N Trochu, N Nesseler, D M Smadja, A Mebazaa, M D Moussa, C Latrémouille, Auto-regulated bioprosthetic total artificial heart as bridge to transplantation: the EFICAS study, European Heart Journal, 2026; ehag704, https://doi.org/10.1093/eurheartj/ehag704

[2] Par ECMO veino-artérielle (Extra-Corporeal Membrane Oxygenation)

[3] classe I ou II de la NYHA, une classification de l’insuffisance cardiaque

Sources de la synthèse de presse : AP news (01/09/2026) ; Les Echos, Chantal Houzelle (31/08/2026) ; Le Parisien, Nicolas Berrod (31/08/2026) ; BFM Business (01/09/2026)