Commercialisation des cellules souches ?

Publié le 17 novembre 2006
Commercialisation des cellules souches ?

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) vient de rendre son avis n°93 sur la commercialisation des cellules souches humains et autres lignées cellulaires.

Si, pour le CCNE, « une lignée cellulaire en tant que telle ne peut faire l’objet d’une commercialisation« , il plaide pour « une certaine forme de commercialisation qui prenne en compte le coût de l’ingénierie mais qui respecte le principe de non patrimonialité du corps humain, c’est à dire que le don de tout ou partie de son corps ne peut se faire que gratuitement avec un consentement libre et éclairé« .

A la question, « peut-on considérer qu’à une étape donnée les cellules souches ont changé de nature par rapport à la cellule initiale ?« , le CCNE répond par la négative.

Le CCNE est néanmoins conscient du « risque de dérive commerciale d’utilisation d’embryons comme fournisseurs de cellules souches embryonnaires« . Mais, selon le CCNE, la législation française devrait être capable de « limiter » ces dérives.

Certains membres du CCNE préféreraient toutefois s’opposer à toute forme de commercialisation des cellules souches embryonnaires en raison du risque trop important d’une instrumentalisation de l’embryon. D’autres estiment qu’une simple « démarche éthique peut changer la nature du marché en modifiant le comportement des concurrents commerciaux« .

Les 28 et 29 novembre, se tiendront les journées annuelles d’éthique, organisées par le CCNE sur le thème « La santé, la connaissance et l’argent ».

>> Lire en ligne l’avis du CCNE

La Croix 17/11/06 –