Congélation de spermatozoïdes ou de tissu testiculaire chez les enfants et les adolescents

Publié le 10 janvier 2016
Congélation de spermatozoïdes ou de tissu testiculaire chez les enfants et les adolescents

Le professeur Nathalie Rives du Cecos de Rouen a introduit au dernier congrès français d’urologie la question de la préservation de la fertilité masculine, « par congélation de spermatozoïdes ou de tissu testiculaire » chez les enfants et les adolescents. Cette question se pose « dans le champ du cancer », car les traitements actuellement utilisés peuvent avoir une « toxicité sur les cellules germinales souches ou spermatogonies ».

 

L’autoconservation de sperme « est possible dès que l’enfant est pubère » précise-t-elle, et elle explique que « l’adolescent doit recevoir une information spécifique et être vu sans ses parents afin d’évaluer les possibilités du recueil ». Les Cecos font cependant « état d’un taux d’échec du recueil de 28% chez les moins de 15ans et de 9% après cet âge ».

 

La congélation de tissu testiculaire (par prélèvement chirurgical) est pour sa part « une technique en développement » et pour l’heure l’« utilisation du tissu prélevé reste du domaine de la recherche : greffe tissulaire, spermatogenèse in vitro ». Car « aujourd’hui nous savons congeler du tissu testiculaire mais nous ne savons pas encore comment obtenir des spermatozoïdes à partir du tissu congelé ». Toutefois, dans le Cecos du Professeur Nathalie Rives, 93 prélèvements ont déjà été réalisés « chez des patients de 6 mois à 35 ans ».

Le quotidien du médecin (11/01/2016)