Congélation d’ovocytes : les femmes face à des « décisions complexes »
Alors que le recours à la congélation d’ovocytes a connu un « essor spectaculaire » en Australie ces dernières années, seule « une petite proportion » de femmes utilisent ensuite leurs gamètes dans le cadre d’une PMA (cf. PMA : beaucoup de femmes n’utilisent pas leurs ovocytes congelés). Une étude menée par l’université Monash et publiée dans le journal Reproductive BioMedicine Online [1], révèle que les femmes qui ont fait congeler leurs ovocytes font face à des « décisions complexes ».
Les chercheurs ont interrogé des femmes ont eu recours à cette procédure dans l’Etat de Victoria, en Australie. Il ressort que 30 % d’entre elles étaient réticentes à l’idée de faire détruire leurs ovocytes, décrivant cette solution comme « une option de dernier recours ». L’une d’elle explique : « J’aurais l’impression d’un véritable gâchis en raison de la complexité et du coût de la procédure » (cf. Australie : 40% d’augmentation des syndromes d’hyperstimulation ovarienne).
En outre, 46 % des femmes dont les ovocytes sont encore conservés ont déclaré qu’elles envisageraient de faire un don d’ovocytes à la recherche si elles recevaient une « compensation » (paiement ou remboursement des frais de conservation).
Près de la moitié des femmes interrogées (42%) n’avaient pas conscience de l’existence d’une demande d’ovocytes. Pour les chercheurs, informer ces femmes de l’existence de cette demande permettrait d’y répondre et de réduire le stock de gamètes cryoconservés.
[1] Giuliana Fuscaldo et al, Getting eggs ‘out of the basket’: facilitating decisions about surplus frozen eggs, Reproductive BioMedicine Online (2025). DOI: 10.1016/j.rbmo.2025.104865
Source : Medical Xpress, Monash university (17/03/2025)