Des chercheurs développent une technique de bio-impression 3D d’organoïdes de placenta

Publié le 16 septembre 2025
Des chercheurs développent une technique de bio-impression 3D d’organoïdes de placenta
© iStock - andresr

Des scientifiques ont développé une technique de « bio-impression 3D de placentas miniatures » afin d’étudier les complications qui peuvent intervenir lors de grossesses. Ces chercheurs de l’Université de technologie de Sydney (UTS) ont publié leurs travaux dans la revue Nature Communications[1].

Reproduire « fidèlement » le placenta humain

« Les complications graves de la grossesse, telles que la prééclampsie, restent l’un des grands mystères de la médecine, en grande partie parce que les modèles animaux et cellulaires actuels ne peuvent pas reproduire fidèlement le placenta humain », affirme le Dr Lana McClements, responsable de l’étude. Or ces complications sont responsables « de plus de 260 000 décès maternels et de millions de décès d’enfants dans le monde ».

Pour remédier à ce problème, les premiers organoïdes placentaires ont été développés en 2018 (cf. Des placentas artificiels cultivés in vitro).

La bio-impression est un type de technologie d’impression 3D qui utilise des cellules vivantes et des matériaux compatibles avec les cellules pour créer des structures 3D. Les chercheurs ont mélangé des cellules trophoblastiques[2] avec un « gel synthétique contrôlable » et les ont imprimées en 3D sous forme de « gouttelettes précises », « un peu comme une imprimante à jet d’encre ».

Tester des traitements

« Nos cellules imprimées se sont développées en organoïdes placentaires et nous les avons comparées à des organoïdes fabriqués selon des méthodes manuelles traditionnelles », explique le Dr Claire Richards, premier auteur de l’étude. Ce qui a permis de mettre en évidence que l’environnement dans lequel les organoïdes sont cultivés peut contrôler leur maturation.

« Nous avons montré que ces organoïdes étaient très similaires au tissu placentaire humain, fournissant ainsi un modèle précis du placenta précoce », affirme la scientifique. L’objectif étant de comprendre les complications de la grossesse et de tester de nouveaux médicaments « en toute sécurité ». Les chercheurs ont commencé à tester de potentiels traitements pour la prééclampsie (cf. Des « mini-placentas » pour comprendre la pré-éclampsie).

[1] Claire Richards et al, Matrix directs trophoblast differentiation in a bioprinted organoid model of early placental development, Nature Communications (2025). DOI: 10.1038/s41467-025-62996-0

[2] Le trophoblaste est la couche cellulaire périphérique du zygote, formée lorsque celui-ci est encore au stade de blastocyste et qui est à l’origine du placenta

Source de la synthèse de presse : Medical Xpress, University of Technology, Sydney (15/09/2025)