Des positions éthiques pour Antonio Tajani, nouveau président du Parlement européen

Publié le 24 janvier 2017
Des positions éthiques pour Antonio Tajani, nouveau président du Parlement européen

L’eurodéputé italien Antonio Tajani a été désigné  le 17 janvier par les députés « pour siéger au perchoir du parlement de Strasbourg ». Candidat de centre-droit et membre du Parti populaire européen (PPE), il est aussi proche de Silvio Berlusconi et c’est « un commissaire européen expérimenté ». Son élection « satisfait les lobbies pro-vie ». En 2014, il s’était engagé à promouvoir les droits de la famille lors des élections européennes, engagement qu’il a réitéré en 2016 en Italie : « Je participerai au FamilyDay » avait-il twitté, « pas contre les unions civiles mais du côté des enfants qui ont droit à avoir un père et une mère ». Pour Maria Hildingsson, secrétaire générale de la Fédération européenne des Associations familiales catholiques (FAFCE), « c’est un catholique qui s’assume, qui a des convictions ». Pour Sophia Kuby, représentante auprès de l’union européenne d’ADF[1] international, Antonio Tajani « est très solide » sur les questions éthiques ; « mais évidemment, maintenant qu’il est président, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il se prononce trop sur ces questions, car sa mission est d’abord de veiller au bon fonctionnement du Parlement ». Ainsi, Nicolas Speranza, conseiller politique italien à la FACE, « espère en tout cas qu’il reste fidèle à ses valeurs, car il est encourageant pour beaucoup de chrétiens de voir au sommet d’une telle institution un homme qui ne fait pas de ses convictions une honte à cacher ».

 

[1] Alliance Defending Freedom

Famille Chrétienne, Hugues Lefèvre et Pierre Jova (n°2037)