Développer l'idée d'un droit aux soins palliatifs

Publié le 12 juin 2009
Développer l'idée d'un droit aux soins palliatifs

Une récente enquête réalisée pour la Fondation de France révèle que la population française est majoritairement très favorable aux soins palliatifs : neuf personnes sur dix estiment que « c’est une réponse nécessaire à la souffrance des personnes gravement malades ou en fin de vie. » 80 % pensent également que cela permet aux personnes gravement malades de mourir dans la dignité. Le visage des soins palliatifs a donc changé pour la population : ils ne sont plus associés à une impasse médicale, mais à un refus de la souffrance et une fin de vie sereine.

Pourtant, 47 % des français s’estiment mal informés quant à la possibilité et aux conditions d’accès aux soins palliatifs ; 16 % s’affirment même très mal informés. Selon le docteur Daniel d’Hérouville, ancien président de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) travaillant aujourd’hui à la Fondation de France, il faut donc maintenant « développer l’idée d’un droit » aux soins palliatifs. Ce droit découle directement de la loi du 9 juin 1999 : « Les soins palliatifs sont accessibles à tous, à tout âge, et pris en charge par l’assurance-maladie« , explique le docteur Geoffroy Hirsch, actuel président de la SFAP.

Les moyens d’un tel droit restent pourtant  trop pauvres : dans son rapport d’évaluation de loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie, Jean Leonetti préconisait la présente d’une unité de soins palliatifs dans chaque département : 57 en sont encore dépourvus. Quant aux 230 millions d’euros annoncés par Nicolas Sarkozy, ils restent encore une simple promesse.

Le Quotidien du Médecin 12/06/09