Au cours des 10 dernières années, l’« industrie » de la fertilité s’est développée au Ghana et en particulier dans sa capitale, Accra. Désormais, les cliniques de procréation médicalement assistée attirent des clients nationaux ou étrangers, à la recherche de procédures « abordables » : une fécondation in vitre y coûte entre 3000 et 5000 dollars, en fonction des traitements et des « services additionnels ».
Cette croissance requiert de trouver des donneurs et c’est la « compensation financière » qui est l’une de leurs principales motivations. Les donneurs de spermatozoïdes peuvent toucher 2500 Cédi par semaine (environ 200 euros), en « fonction de la clinique et de la fréquence des dons ». Les donneuses d’ovocytes peuvent quant à elles percevoir 4000 Cédi par don (environ 320 euros) car « le processus est plus complexe, requiert des procédures médicales et un traitement hormonal ». Des montants « attractifs » pour des étudiants ou des jeunes sans emploi « à la recherche d’autres sources de revenus » (cf. Kenya : elle vend ses ovocytes pour payer ses études).
Ces pratiques suscitent le débat au Ghana, notamment sur le fait que ces rémunérations constituent une « pression » incitant les gens à donner leurs gamètes.
Source de la synthèse de presse : Modern Ghana, Mustapha Bature Sallama (08/03/2026)