Examen périodique universel à l’ONU : l’Italie reçoit le soutien de la Déclaration de Casablanca et de plusieurs dizaines d’associations

Publié le 1 juillet 2025
Examen périodique universel à l’ONU : l’Italie reçoit le soutien de la Déclaration de Casablanca et de plusieurs dizaines d’associations

A l’occasion de la 59e session du Conseil des droits de l’homme consacrée à l’adoption de l’Examen périodique universel (EPU)[1] de l’Italie, Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca, a fait une déclaration relative à la gestation par autrui (GPA) le 30 juin.

Dans le cadre de son examen, l’Italie a par ailleurs reçu le 20 janvier 2025 une recommandation de l’Argentine : « Intensifier la lutte contre le nouveau fléau de la traite des enfants par la gestation pour autrui commerciale, qui constitue une atteinte à la dignité humaine » (cf. GPA : des femmes pauvres exploitées en Argentine). Une recommandation « historique » puisque que c’est la première fois qu’une recommandation est formulée sur le sujet de la GPA dans le cadre de l’EPU.

Tout en soulignant que l’atteinte à la dignité résulte de toute GPA, et non seulement de la GPA commerciale, la Déclaration de Casablanca remercie l’Italie d’avoir accepté cette recommandation, « manifestant ainsi sa volonté de persévérer dans l’action engagée par la réforme de la loi italienne, pour sanctionner le recours à la GPA par des Italiens y compris à l’étranger, faisant ainsi de la GPA un crime universel, quel que soit le lieu où il est commis » (cf. L’Italie fait de la GPA un « délit universel »).

« Ce que l’Italie fait aujourd’hui, c’est poser une boussole morale face à un marché mondial »

« En tant qu’enfant née par gestation pour autrui, arrachée à ma mère à la naissance, je sais dans ma chair ce que signifie être traitée comme un produit, témoigne Olivia Maurel. Aujourd’hui, à travers cette déclaration vidéo, je prête ma voix à tous ceux qu’on n’écoute pas : les enfants nés sous contrat, les mères réduites à leur utérus, les femmes exploitées au nom du désir d’autrui. »

« Je remercie l’Italie d’avoir eu le courage de reconnaître cela et de faire de la lutte contre la GPA une priorité politique et juridique, poursuit-elle. Ce que l’Italie fait aujourd’hui, c’est poser une boussole morale face à un marché mondial de la procréation devenu hors de contrôle. »

« Chaque enfant a le droit de naître pour lui-même, pas pour répondre au désir d’un autre », rappelle Olivia Maurel. « J’en appelle à tous les Etats attachés aux droits humains, interpelle-t-elle : emboîtez le pas de l’Italie. Refusez que des femmes soient utilisées et que des enfants soient fabriqués, déplacés, livrés. »

Plusieurs dizaines d’ONG engagées pour les droits humains, et en particulier les droits des femmes et des enfants, « de partout dans le monde et dans toutes les langues », ont apporté leur soutien officiel à la déclaration présentée par Olivia Maurel.

 

[1] L’Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme du Conseil des droits de l’homme qui incite chaque Etat Membre à procéder tous les 4 ans et demi à une évaluation par les pairs, autrement dit les autres pays, de son bilan en matière de droits de l’homme.

Source : Déclaration de Casablanca, Communiqué de presse (30/06/2025) – Photo : iStock