« Fin de vie : comme pour les frites, et si on faisait aussi bien que les Belges ? »

Publié le 8 septembre 2025
« Fin de vie : comme pour les frites, et si on faisait aussi bien que les Belges ? »
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Campagne polémique de l'ADMD

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Ce n’est pas leur première campagne polémique. Après avoir exploité l’image de Lady Di (cf. « Diana. Elle n’a pas choisi sa mort » : une campagne pro-euthanasie suscite l’indignation outre-Manche), les militants de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) se sont retrouvés à la braderie de Lille en ce premier week-end de septembre. Un visuel de cornet de frites et un slogan : « Fin de vie : comme pour les frites, et si on faisait aussi bien que les Belges ? » (cf. L’euthanasie en Belgique, ou le véritable contre-modèle à proscrire)

Faire « aussi bien » que les Belges, c’est-à-dire autoriser les euthanasies motivées par la présence de polypathologies simplement liées au grand âge[1], permettre les euthanasies de victimes de viol, de harcèlement, d’attentat (cf. Autiste et suicidaire, un Belge de 26 ans demande l’euthanasie « surtout pour ses parents » ; Belgique : feu vert pour l’euthanasie d’une victime de viol ; Belgique : une victime des attentats euthanasiée à 23 ans) ?

Faire « aussi bien » que les Belges, c’est-à-dire autoriser l’euthanasie de patients dans le coma (cf. Euthanasies en hausse, augmentation des « polypathologies » : la Commission de contrôle belge rend son rapport bisannuel) et de mineurs ? C’est-à-dire permettre à des personnes dont le décès n’était « pas attendu à brève échéance » d’être euthanasiées et faire prélever leurs organes ?

Derrière un cornet de frites, les Lillois auront-ils été informés en vérité ?

En 2024, les décès après une euthanasie ont représenté 3,6% des décès en Belgique (cf. Belgique : les euthanasies en hausse de 16,6% en 2024). Et si, au contraire, au lieu de s’aligner sur le moins disant-éthique, la France montrait qu’en fin de vie il est possible de proposer un autre chemin ? Celui d’un accompagnement, quoi qu’il en coûte (cf. Belgique, Pays-Bas, … : les soins palliatifs moins développés dans les pays qui autorisent l’euthanasie).