Fin de vie : le calendrier d’examen des propositions de loi arrêté, sous la pression militante
Le calendrier officiel d’examen des deux propositions de loi relatives à la fin de vie a été arrêté ce mercredi par la conférence des présidents de la Chambre haute. Les deux textes seront discutés en séance au Sénat à partir du 20 janvier, mais la Commission des affaires sociales débutera ses travaux dès le 7 janvier. Un vote solennel est prévu le 28 janvier à 16h30 (cf. Double peine pour le délit d’entrave, absence de délit d’incitation : les députés concluent l’examen de la proposition de loi relative au « droit à l’aide à mourir » ; « Peu de votes mettront autant en jeu notre conscience » : les députés adoptent en première lecture la proposition de loi sur les soins palliatifs et le texte relatif au « droit à l’aide à mourir »).
Le « léger » report par rapport au calendrier annoncé par Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement, fait suite à la modification de l’ordre des semaines réservées aux textes soutenus par le gouvernement[1] (cf. Fin de vie : les propositions de loi arrivent au Sénat le 12 janvier). L’Exécutif entend ensuite renvoyer les deux propositions de loi à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture dès le mois de février.
Après la braderie de Lille (cf. « Fin de vie : comme pour les frites, et si on faisait aussi bien que les Belges ? »), l’Association pour le droit de mourir dans la dignité était présente ces jours-ci au marché de Noël de Strasbourg, au sein du « Village du Partage ». Entre un sucre d’orge et une feuille de houx, un slogan : « Mon corps, mon choix, jusqu’à la fin ». Les militants sont déterminés : « Tout doit être voté en 2026 ! »[2].
Mais les Français n’ont-ils pas d’autres priorités ?
[1] AFP (03/12/2025)
[2] Post X de l’ADMD (29/11/2025)