La FDA autorise la consommation de porcs CRISPR
Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a donné son feu vert à la consommation de porcs édités génétiquement pour ne pas contracter le syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRP).
C’est la société britannique Genus qui a mis au point ces animaux en modifiant des embryons de porc avec l’outil CRISPR pour supprimer le récepteur que le virus du SDRP utilise pour pénétrer dans les cellules. Ces porcs CRISPR « semblent entièrement immunisés contre plus de 99 % des versions connues du virus du SDRP », indique Matt Culbertson, directeur général de la Pig Improvement Company, une filiale de Genus. Toutefois, il existe un sous-type de virus rare susceptible de franchir la barrière de protection.
Des économies en perspective
Les porcs rejoignent ainsi une liste « très courte » d’animaux génétiquement modifiés que l’on peut manger (cf. Etats-Unis : feu vert à la vente de bœufs édités génétiquement). La liste est restreinte car la création de tels animaux est coûteuse, qu’elle « se heurte à des obstacles réglementaires » et qu’elle n’est pas toujours rentable. Ainsi, après avoir approuvé des saumons transgéniques [1] au terme d’un processus d’une vingtaine d’années, la société AquaBounty a finalement vendu toutes ses fermes piscicoles (cf. Un saumon transgénique autorisé à la consommation aux Etats-Unis).
Mais la réglementation s’est assouplie depuis, notamment en ce qui concerne l’édition de gènes, et les économies espérées sont importantes. La propagation du SDRP entraîne en effet des pertes de 300 millions de dollars par an, « voire plus », rien qu’aux Etats-Unis.
D’autres travaux sur les plantes
En Inde, ce sont deux espèces de riz éditées génétiquement, « Kamala » et « Pusa DST Rice 1 », qui ont été mises au point. L’objectif de l’Indian Council of Agricultural Research (ICAR) est de proposer des variétés résilientes vis-à-vis du changement climatique, préservant l’eau et avec des rendements nettement plus élevés.
[1] Ils étaient dotés d’un gène supplémentaire leur permettant une croissance plus rapide.
Sources : MIT Technology Review, Antonio Regalado (02/05/2025) ; The Indian Express, Harikishan Sharma (04/05/2025)