La Slovaquie inscrit l’interdiction de la GPA dans sa Constitution

Publié le 26 septembre 2025 . Mis à jour le 29 septembre 2025 à 11:37.
La Slovaquie inscrit l’interdiction de la GPA dans sa Constitution
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Le Parlement slovaque a adopté ce vendredi un amendement constitutionnel interdisant la pratique de la maternité de substitution. Il complète en effet l‘article 15 de la Constitution slovaque par un paragraphe 5 aux termes duquel : « L’accord de maternité de substitution est interdit ». L’amendement, adopté par 90 voix sur 99 députés présents au vote[1], prévoit en outre que « le sexe ne peut être modifié que pour des raisons sérieuses, selon des modalités qui seront fixées par la loi »[2].

Pour les élus, la souveraineté de la Slovaquie sur ce type de « questions culturelles et éthiques » doit primer sur le droit européen (cf. « Exploitation de la GPA » : une forme de traite des êtres humains selon le Parlement européen). Ce qui a valu à l’Etat une « mise en garde » de la Commission de Venise, l’organe consultatif du Conseil de l’Europe, dans un avis rendu mercredi.

Un combat qui avance, « pays après pays »

Olivia Maurel, née par GPA et porte-parole de la Déclaration de Casablanca, une coalition internationale de plus de 150 experts et associations issus de tous horizons politiques et culturels, s’est réjouie de ce vote sur X : « La Slovaquie vient d’inscrire dans sa Constitution l’interdiction de la gestation pour autrui. J’étais à Bratislava il y a quelques jours pour témoigner, pour alerter, pour convaincre. Et aujourd’hui, je peux dire avec émotion et fierté : cela a porté ses fruits. »

Pour la porte-parole, « ce vote n’est pas seulement une décision politique, c’est une victoire pour toutes les femmes réduites au rang d’utérus à louer, et pour tous les enfants privés de leur mère par contrat. » (cf. « Nous avons criminalisé la vente d’organes, nous avons rejeté le travail des enfants et interdit le mariage des enfants, mais nous continuons à autoriser l’achat et la vente de bébés »)

La Slovaquie est le premier pays à inscrire l’interdiction de la GPA dans sa Constitution. « Ce combat avance, pays après pays. Et je continuerai, sans relâche, jusqu’à l’abolition universelle, assure Olivia Maurel. Pour les femmes, pour les enfants, pour la dignité humaine. » (cf. « La GPA est un marché mondial qu’il faut abolir internationalement »)

Une autre victoire à Saint-Marin

La porte-parole de la Déclaration de Casablanca a également annoncé sur X qu’à Saint-Marin, le Grand Conseil général vient d’adopter une « istanza d’arengo » pour qualifier la GPA de « crime universel ». « Un signal fort, lancé par les citoyens eux-mêmes, contre la marchandisation des femmes et des enfants », commente-t-elle. Il revient désormais au Gouvernement de transformer cette décision en loi.

C’est dans ce contexte, qu’au niveau international, Reem Alsalem, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes et les filles, va présenter en octobre, devant l’assemblée générale des Nations Unies à New York, son rapport sur les manifestations de la violence contre les femmes et les filles dans le contexte de la gestation par autrui, souligne l’association Juristes pour l’enfance dans un communiqué.

Sa présidente, Aude Mirkovic, se réjouit : « Les voix qui s’emploient encore en France à promouvoir le leurre de la GPA « éthique » sont en passe de devenir de plus en plus isolées, et la prise de conscience sur la réalité de la GPA est en marche » (cf. GPA « éthique » : une « tromperie sémantique »).

[1] Le Parlement en compte 150

[2] Source : AFP (26/09/2025)