« L’AVC est une complication de sa fécondation in vitro », elle attaque l’hôpital
Le 2 juin la Cour administrative d’appel de Lyon examinait le recours d’une ancienne patiente de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant (HFME), un établissement des Hospices civils de Lyon (HCL). En mai 2010, Sandrine X a fait un accident vasculaire cérébral après une hyperstimulation ovarienne (cf. Syndrome d’hyperstimulation ovarienne : Décès d’une femme de 23 ans). Alors âgée de 38 ans, elle suivait une procédure de stimulation ovarienne dans le cadre d’une procréation médicalement assistée. Elle est désormais paralysée du côté droit.
« Les complications thromboemboliques artérielles et veineuses représentent 0,1 cas sur 1.000 des FIV »
Une dizaine de jours après les injections d’un médicament favorisant l’ovulation, la requérante avait été « prise de vomissements » (cf. Australie : 40% d’augmentation des syndromes d’hyperstimulation ovarienne). Les interventions destinées à remédier à sa paralysie l’ont conduite à être hospitalisée 9 mois. Toujours hémiplégique, Sandrine X souffre de « troubles à l’oral et à l’écrit », de « difficultés de compréhension » et de « vives douleurs neuropathiques ».
En septembre 2020, l’ancienne patiente s’est tournée vers la justice pour obtenir une indemnisation. « L’AVC est une complication de sa fécondation in vitro », affirme l’expert. « Les complications thromboemboliques artérielles et veineuses représentent 0,1 cas sur 1.000 des FIV. »
Des indemnités attribuées « au titre de la solidarité nationale »
Sandrine X a pu obtenir 1,7 million d’euros, une indemnité accordée par le tribunal administratif de Lyon en juin 2025 et versée par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM). L’Office est chargé d’indemniser les victimes d’« accidents médicaux » qui ne sont « pas imputables à la faute d’un médecin ou d’un hôpital », au titre de la « solidarité nationale ». Il a fait appel.
Pour le rapporteur public, Sandrine X « a droit à réparation au titre de la solidarité nationale », préconisant de confirmer l’indemnisation. Son avocat considère la procédure en appel injustifiée : « du jour au lendemain », elle« n’a plus pu monter à l’étage » et « sa vie s’est rétrécie », a-t-il insisté.
La requérante a accouché d’un petit garçon en septembre 2012. La Cour administrative d’appel de Lyon rendra sa décision dans les prochaines semaines.
Source de la synthèse de presse : Actu, Nicolas Zaugra (07/06/2026)