‘L’euthanasie n’a rien d’une mort douce”

Publié le 3 Nov, 2008

De 200 à 700 personnes selon les sources se sont rassemblées hier à Paris, place du Trocadéro, à l’appel de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Son objectif était de lancer la première journée mondiale pour la légalisation de l’euthanasie le jour pour, les catholiques, de la commémoration des défunts.

Dans Le Figaro, le cardinal Barbarin fait observer que "profiter de cette date pour promouvoir l’euthanasie" est "ressenti comme une violence". Pour lui, "les derniers moments de nos proches sont des souvenirs inoubliables. Ce  serait complètement déplacé et même blessant de venir nous expliquer qu’il aurait mieux valu éviter ces heures si marquantes, en abrégeant leurs vies". Il souligne que les efforts qui sont faits pour diminuer la douleur des malades mérite gratitude et encouragements.

Interrogé sur la question de la dignité, il explique que "la dignité de la vie humaine transcende toutes les circonstances et les conditions de notre existence"."Comment peut-on se battre, d’un côté, pour respecter la dignité imprescriptible de la vie humaine et, de l’autre, estimer qu’on peut donner la mort à quelqu’un quand on juge que les circonstances de sa vie sont trop douloureuses?", s’interroge t-il.

Pour lui, la loi Léonetti est une réponse aux problèmes qui se posent aujourd’hui et il souhaite qu’elle soit toujours appliquée dans le sens du respect du malade et de sa vie. Il rappelle que les médecins sont très attachés à leur serment d’Hippocrate qui est "d’une grande clarté en ce domaine". Revenant sur ce que le journaliste appelle "les cas limites", il explique que "l’euthanasie n’a rien d’une mort douce". Pour lui, "derrière ces cas limites, il y a en fait notre difficulté à bien accompagner celui qui va mourir".

Pour conclure, il s’interroge : "faut-il légiférer sur tout, et dans tous les détails ?". "Comment se fait-il que ce qu’on appelle dépénalisation, se transforme vite en un droit pour tous, comme c’est le cas pour la loi sur l’avortement?" A ses yeux, il faut condamner cet acte, "sans ajouter à sa violence celle d’une trop lourde sanction contre son auteur".

Le Figaro (Jean-Marie Guénois) 01/10/08 – Le Figaro 03/11/08 – La Croix (Marine Lamoureux) 03/11/08 – Le Nouvel Obs 30/10/08

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