Mise en garde contre le tourisme des cellules souches

Publié le 27 juin 2016
Mise en garde contre le tourisme des cellules souches

L’utilisation des cellules souches est prônée comme une « voie de recherche prometteuse pour de nombreuses pathologies graves pour lesquelles il n’existe pas actuellement de solution thérapeutique satisfaisante ». Ces cellules sont également « un espoir de gains faciles pour une myriade de cliniques qui se sont spécialisées dans l’injection sans contrôle de ce type de cellules ».

 

Ainsi, un « véritable tourisme des cellules souches » a émergé dans des pays « ne disposant pas d’un système de régulation efficace de l’offre de soins ». Dans ces cliniques, connues par leurs sites Internet publicitaires, sont administrées tous types de cellules souches : du bulbe olfactif, du sang de cordon, d’embryons ou de fœtus, par « des voies très variées » : transplantation neurochirurgicale, injection intraveineuse, intra-thécale… Or l’introduction de cellules souches dans l’organisme présente des « risques majeurs », liés notamment « à la prolifération des cellules embryonnaires, et donc à l’émergence rapide de mutations pouvant favoriser une transformation maligne ».

 

A la suite de plusieurs « cas dramatiques » de malades « s’étant laissé prendre par des promesses de guérison », plusieurs chercheurs dénoncent un « commerce » à risque pour « patients fortunés ». La Société Internationale de recherche sur les cellules souches (ISSCR) a également mis à jour ses recommandations au mois de mai, appelant à une information maîtrisée de l’opinion publique concernant les thérapies cellulaires (cf. Recherche sur l’embryon humain : craignant une réglementation trop stricte, les chercheurs de l’ISSCR mettent à jour leurs recommandations ).

Journal International de Médecine, Dr Anastasia Roublev (27/06/2016)