Nouvelles techniques génomiques : des tomates « enrichies en vitamine D » testées sur la population
Au Royaume-Uni, le Quadram Institute de Norwich a recruté 76 personnes présentant un faible taux de vitamine D pour participer à l’étude ViTaL-D visant à tester l’impact sur la santé de tomates génétiquement modifiées pour être enrichies en vitamine D.
L’étude ViTaL-D comparera le taux de vitamine D dans le sang des consommateurs de tomates éditées génétiquement à ceux observés chez des personnes prenant des compléments alimentaires.
Des produits déjà autorisés par la loi britannique
L’essai a été financé par le Biotechnology and Biological Sciences Research du gouvernement britannique et approuvé par un comité d’éthique de la recherche externe. Il fait suite à l’introduction du Precision Breeding Act en Angleterre au mois de mai : désormais scientifiques et agriculteurs peuvent produire et vendre des fruits et légumes génétiquement modifiés (cf. L’Angleterre autorise les NBT).
La loi n’autorise que les modifications génétiques des plantes et des animaux « qui auraient pu se produire naturellement ou par des méthodes agricoles traditionnelles » (cf. Les NTG, moins inquiétantes que les OGM ?). Mais pour Pat Thomas, de l’association Beyond GM, il faut faire preuve d’une « grande prudence » lorsqu’il s’agit d’aliments génétiquement modifiés jamais consommés auparavant. En l’occurrence, elle considère que ces tomates ont été produites « sans aucun contrôle ni traçabilité ».
Des produits sur le marché sans étiquetage spécifique
A partir du mois de novembre, les concepteurs de produits pourront demander à la Food Standards Agency une autorisation pour commercialiser des cultures génétiquement modifiées. Les premiers produits étant attendus sur le marché dès 2026. Beyond GM s’inquiète également de l’impact de ces cultures sur les écosystèmes.
Les dispositions du Precision Breeding Act n’exigent pas que les aliments édités génétiquement soient étiquetés comme tels. Selon Westminster, les modifications effectuées autorisent à les considérer comme « identiques aux produits conventionnels » (cf. « Il faut des étiquettes sur les organismes génétiquement modifiés et les nouvelles techniques génomiques pour les consommateurs, mais aussi pour le commerce international »).
Source de la synthèse de presse : Nikki Fox (23/09/2025)