PMA : des procédures associées à un risque plus élevé de développer la maladie de Kawasaki avant 5 ans

Publié le 14 septembre 2026
PMA : des procédures associées à un risque plus élevé de développer la maladie de Kawasaki avant 5 ans
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Une étude à grande échelle menée au Japon par des chercheurs de l’université d’Osaka et de l’hôpital pour femmes et enfants d’Osaka a révélé que certaines procédures de PMA sont associées à un risque accru de maladie de Kawasaki pour les enfants qui en sont issus, avant l’âge de 5 ans. Ces résultats ont été publiés dans la revue JAMA Network Open[1].

La maladie de Kawasaki est une maladie inflammatoire systémique qui touche principalement les jeunes enfants et constitue l’une des principales causes de cardiopathie acquise chez l’enfant. Sa cause exacte reste inconnue.

Des résultats à confirmer sur d’autres populations

Les chercheurs ont analysé les données relatives aux 101 864 enfants participant à l’étude « Japan Environment and Children’s Study » (JECS) et examiné les cas de maladie de Kawasaki survenus avant l’âge de 5 ans chez des enfants.

Au cours des cinq années de suivi, 1 226 enfants ont développé la maladie de Kawasaki. Les traitements de déclenchement de l’ovulation, l’insémination intra-utérine et la fécondation in vitro étaient associés à un risque plus élevé de développer cette pathologie, par rapport à une conception naturelle. Aucune différence « significative » n’a toutefois été relevée pour l’ICSI (cf. L’ICSI, une procédure « coûteuse et invasive » conduisant à « une perte de temps »). La prise en compte de pathologies maternelles comme l’endométriose, le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien[2], les allergies ou les maladies auto-immunes, n’a pas bouleversé les résultats.

Les auteurs de l’étude soulignent que ces résultats révèlent « des associations plutôt que des liens de causalité » et doivent être confirmés « auprès d’autres populations ».

[1] Sachiko Baba et al, Fertility Treatments and the Risk of Kawasaki Disease Among Offspring, JAMA Network Open (2026). DOI: 10.1001/jamanetworkopen.2026.28586

[2] Anciennement appelé syndrome des ovaires polykystiques

Source de la synthèse de presse : Medical Xpress, University of Osaka (03/09/2026)