Publicité pour la GPA : l’Etat espagnol porte plainte contre plusieurs entreprises

Publié le 10 juillet 2025
Publicité pour la GPA : l’Etat espagnol porte plainte contre plusieurs entreprises

En Espagne, l’Institut des femmes[1] a porté plainte, par l’intermédiaire du ministère public, contre plusieurs entreprises pour avoir fait de la publicité pour des services de maternité de substitution sur des sites web et des réseaux sociaux, « une pratique considérée comme une violence à l’égard des femmes et interdite en Espagne ».

En janvier dernier, l’Institut des femmes avait remis au ministère public un rapport dénonçant les agissements de huit agences espagnoles après avoir reçu un total de 334 plaintes de la part de l’Observatoire de l’Image de la Femme (cf. « Louer le ventre d’une femme est une pratique odieuse dans toute société qui comprend que les droits des femmes sont aussi des droits de l’homme »). L’organisme avait dans un premier temps demandé l’arrêt de ces publicités, avertissant que, si cela n’était pas fait, des poursuites judiciaires seraient engagées. Une requête laissée sans réponse par les entreprises.

« Ces sociétés ont recours aux stratégies habituelles de marketing et de publicité pour promouvoir leurs services, avec un langage clairement commercial et des arguments tant émotionnels que techno-scientifiques visant à générer de la confiance et de l’empathie », dénonce l’Institut dans un communiqué publié lundi. « Avec cette action en justice, l’Institut des femmes répond aux demandes de la société de se conformer à la législation en vigueur et de mettre fin à la promotion d’une pratique interdite dans notre pays et dont la publicité est illégale en Espagne », poursuit-il.

C’est la première fois qu’une telle procédure judiciaire est engagée en Espagne. Outre cette action en justice, l’Institut des femmes s’est adressé à la Direction générale de la consommation « afin d’analyser les cas d’autres sociétés, et d’examiner si elles seraient susceptibles de faire l’objet d’une procédure de sanction ».

 

[1] Il dépend du ministère de l’Egalité

Source : Diario de Sevilla, M.H. (07/07/2025) – Photo : iStock