Comment sont accompagnées les personnes en fin de vie en France ?

Publié le 1 mars 2025
Comment sont accompagnées les personnes en fin de vie en France ?

L’accompagnement en fin de vie repose théoriquement sur les soins palliatifs. Ils englobent un suivi médical, psychologique, social et spirituel. Pourtant, leur accès est inégal selon les territoires. Beaucoup de patients meurent encore dans des conditions indignes, en établissement hospitalier, sans accompagnement spécifique. La priorité devrait être de renforcer l’offre en soins palliatifs, et de promouvoir une culture de la compassion, de la relation et du respect de la vie. L’accompagnement humain reste la meilleure réponse à la souffrance en fin de vie, loin de toute logique euthanasique.

En France, environ 60 % des décès surviennent à l’hôpital, souvent sans prise en charge palliative adaptée. Seulement 20 % des patients qui en auraient besoin bénéficient de soins palliatifs. Ces chiffres révèlent une inégalité d’accès préoccupante et l’ineffectivité du droit aux soins palliatifs consacré par la loi du 9 juin 1999.

Les unités de soins palliatifs (USP) sont trop peu nombreuses, et les équipes mobiles insuffisamment déployées. Elles manquent de moyens humains et financiers. En milieu rural, l’accompagnement à domicile reste rare. Pourtant, une grande majorité de personnes préfèrerait finir leur vie chez elles, entourées de leurs proches.

L’accompagnement devrait intégrer une approche globale, qui ne se limite pas à soulager la douleur physique, mais inclut aussi l’écoute, le soutien aux proches, la spiritualité. Cela suppose du temps, des moyens et une volonté politique forte. L’accompagnement en fin de vie est le lieu par excellence où la société manifeste son humanité.