L’avortement est-il considéré comme un droit fondamental ?
En droit français, l’avortement est une liberté garantie par la Constitution (depuis mars 2024), mais il ne constitue pas un « droit fondamental » au sens juridique strict. On ne peut affirmer un « droit » à supprimer l’enfant à naître, qui reviendrait à nier la valeur de sa vie. Le premier droit, inscrit dans l’article 16 du Code civil, est celui au respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.
L’inscription de l’IVG dans la Constitution marque un tournant idéologique : elle installe l’idée que l’avortement est non seulement permis, mais revendiqué comme fondement de la liberté. Pourtant, la nature de l’acte – mettre fin à une vie humaine – en contredit la portée universelle.
Pour qu’un acte soit constitutif d’un droit fondamental, il faut qu’il respecte la dignité humaine. Or, l’IVG suppose de nier la dignité de l’embryon ou du fœtus, ce qui est incompatible avec les principes mêmes des droits de l’homme. Comme le souligne Grégor Puppinck, « on ne peut affirmer un droit à l’IVG que si l’embryon ou le fœtus ne sont rien ».