Sicile : les hôpitaux publics contraints d’embaucher des médecins pratiquant des avortements
Le 28 mai, la Sicile a adopté une loi régionale obligeant les hôpitaux publics à embaucher des médecins pratiquant l’avortement.
En Italie, l’avortement est autorisé depuis 1978 et les hôpitaux publics sont tenus de « garantir l’accès à l’avortement ». Les médecins, gynécologues, anesthésistes et autres personnels hospitaliers peuvent toutefois faire valoir une clause de conscience. Ce que font 81,5% des gynécologues en Sicile, d’après les chiffres du ministère de la Santé pour l’année 2022. Cette proportion est de 60,7% en moyenne en Italie.
En 2022, le Premier ministre Giorgia Meloni avait indiqué lors de sa campagne électorale ne pas avoir l’intention de modifier la loi en la matière mais seulement souhaiter que les femmes « sachent qu’il y a d’autres options » (cf. La prévention de l’avortement : garantir le droit de ne pas avorter).
Complément du 30/03/2026 : La Cour constitutionnelle italienne a interdit à la Sicile de publier des offres d’emploi réservées aux professionnels de santé disposés à pratiquer des avortements. « Les procédures de recrutement restreintes aux non-objecteurs de conscience sont incompatibles avec les principes fondamentaux », a souligné la Cour dans un communiqué publié le 27 mars. Les professionnels peuvent d’ailleurs se déclarer objecteurs après leur embauche, a-t-elle pointé, puisque l’objection « peut, par nature, être exercée à tout moment au cours de la relation de travail sans aucune conséquence ».
La Cour a toutefois ajouté que les hôpitaux publics de Sicile pourraient conclure des accords avec des établissements privés « afin de garantir la prestation de services d’avortement ».
Sources de la synthèse de presse : AFP (28/05/2025) ; France info (29/05/2025) Reuters, Angelo Amante (27/03/2026) – Photo : iStock