Un congé « d’affirmation de genre » proposé par une entreprise
Sur le « modèle » de plusieurs entreprises comme Woolworths, Allianz ou Coles, la banque australienne ANZ offre désormais six semaines de congé payé et douze semaines de congé sans solde à ses employés qui souhaitent changer de sexe[1]. L’objectif affiché de cette proposition est « de soutenir les employé.es transgenres face aux situations diverses (…) qu’implique leur transition » en leur permettant de ne pas « empiéter sur leurs congés personnels »[2].
Une question de discrimination ?
Après l’avortement (cf. Etats-Unis : Etats et entreprises s’engagent dans la bataille de l’avortement), la question du genre s’invite en entreprise. En témoigne la création de postes de « responsable de la diversité et de l’inclusion » comme chez ANZ. Quand « autrefois, les rôles étaient bien répartis : l’État détenait l’intérêt général, la société civile se préoccupait de ses besoins, et les entreprises, de leurs profits », explique Armand Hatchuel, professeur aux Mines, « désormais, l’État, la société civile et les entreprises dessinent en commun l’avenir » (cf. Faire du profit ou changer le monde ? Des entreprises choisissent les deux). Un avenir qui se veut « progressiste », pourtant au mépris de la raison (cf. « En tant que scientifiques, nous nous opposons fermement à l’idée que les femmes et les hommes ne sont que des constructions sociales ou des identités ressenties »).
[1] Terra Femina, Clément Arbrun (07/06/22)
[2] Néon, Alix Fortin (08/06/22)