Un premier suicide assisté en Toscane

Publié le 12 juin 2025
Un premier suicide assisté en Toscane

Un homme âgé de 60 ans et atteint de la maladie de Parkinson a eu recours au suicide assisté en Toscane. C’est le premier à le faire depuis la mise en œuvre de la règlementation au mois de février dernier, qui fait l’objet d’une contestation du gouvernement italien (cf. Fin de vie : le gouvernement italien attaque la loi toscane).

L’écrivain Daniele Pieroni s’est suicidé le 17 mai, a indiqué l’association militante Luca Coscioni. Le soixantenaire était relié à une sonde gastrique en raison d’une « dysphagie sévère ». « Le médicament létal a été préparé à son domicile, et Daniele se l’est auto-administré » « en présence de médecins et de sa famille », a indiqué l’association.

En 2019, la Cour constitutionnelle avait déclaré que le suicide assisté était légal dans certains cas. Parmi les critères énumérés par la Cour figurent notamment le fait d’être atteint d’une « pathologie irréversible » mais « pleinement en mesure de prendre des décisions libres et conscientes », l’existence d’une souffrance physique ou psychologique « insupportable » et la dépendance du patient à l’égard des traitements de « maintien en vie » (cf. Les Italiens ont-ils le droit de recourir au suicide assisté en Suisse ? La Cour Constitutionnelle renvoie la question au Parlement).

Vers une loi sur la fin de vie en Italie ?

Depuis l’arrêt de la Cour, huit personnes ont eu recours au suicide assisté en Italie selon l’association Luca Coscioni. Le premier étant un homme tétraplégique, Federico Carboni, décédé en juin 2022 (cf. Italie : un premier homme meurt par suicide assisté).

La Cour constitutionnelle avait demandé au Parlement d’adopter une loi sur les questions de fin de vie, ce qu’il n’a pas fait jusqu’à présent.

Le gouvernement a toutefois rouvert le débat mardi, avant qu’un projet de loi ne soit présenté le 17 juillet. La dernière proposition ne vise pas à « réglementer directement l’assistance au suicide » mais se concentre sur les soins palliatifs (cf. Belgique, Pays-Bas, … : les soins palliatifs moins développés dans les pays qui autorisent l’euthanasie). Les cas de fin de vie seraient examinés non pas par des juges, mais par un comité national d’éthique, dont les membres seraient nommés par décret du Premier ministre.

 

Sources : ANSA (11/06/2025) ; Euractiv (12/062025) ; AFP (11/06/2025) – Photo : Pixabay