Une étude fait la synthèse des recherches sur la « grossesse transmasculine »
Une synthèse des travaux de recherche relatifs à la « grossesse transmasculine » vient d’être publiée[1]. Elle indique qu’une minorité, « certes restreinte mais notable », de « personnes transmasculines[2] » connaissent des grossesses (6% à 9%) et ont des enfants (4% à 9%), « y compris après leur transition » (cf. Naissance au sein d’un « couple transgenre »). Cette revue systématique a également mis en évidence des taux de fausses couches « potentiellement plus élevés » et « très peu de données » concernant les taux de dépression postnatale chez les personnes transmasculines ayant mené une grossesse à terme.
Les chercheurs ont identifié 44 études pertinentes pour leur revue. La prise de testostérone avant la grossesse « semblait associée à un nombre de conceptions plus faible par rapport à l’absence totale de prise », mais « ce n’était pas suffisant pour s’y fier comme moyen de contraception ». Les fausses couches « semblaient plus fréquentes » chez les personnes exposées à la testostérone avant ou pendant la grossesse. Les auteurs soulèvent un besoin de données « plus nombreuses » avant de pouvoir « dresser un tableau complet de la situation ».
« Ce travail exhaustif a mis en évidence d’importantes lacunes dans les connaissances sur les grossesses chez les personnes transmasculines, déclare le Dr Catherine Meads, de l’université Anglia Ruskin au Royaume-Uni, auteur de l’étude. Il souligne la nécessité de mener davantage de recherches spécifiques aux personnes transmasculines, qui pourraient être conduites par des universitaires et des organismes de recherche en collaboration avec des personnes transmasculines ayant une expérience vécue. » La chercheuse poursuit : « Les personnes transmasculines peuvent avoir des besoins en matière de contraception, d’avortement, de grossesse, de maternité et de gynécologie, et doivent être traitées avec respect par les services de santé » (cf. Un gynécologue refuse de prendre en charge une femme transgenre, il est finalement relaxé ; « Homme enceint » : la campagne du Planning familial reçoit le soutien du gouvernement).
[1] Transmasculine pregnancy—Occurrence, associations, and outcomes: A quantitative systematic review, Acta Obstetricia Et Gynecologica Scandinavica (2026). DOI: 10.1111/aogs.70276
[2] « personnes trans, non binaires et autres personnes dont l’identité de genre dépasse les binaires, auxquelles on a attribué le sexe féminin à la naissance »
Source de la synthèse de presse : Medical Xpress (08/07/2026)