Une nouvelle piste pour traiter la maladie de Parkinson

Publié le 15 octobre 2009
Une nouvelle piste pour traiter la maladie de Parkinson

Il s’agit d’une nouvelle prometteuse pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Une équipe française vient de tester chez des primates, une trithérapie génique permettant à des animaux parkinsoniens de récupérer 80% de leur motricité.

Ces résultats obtenus par l’équipe de Béchir Jaraya et Stéphane Palfi de l’hôpital Henri Mondor (Créteil) et chercheurs CEA/Inserm ont été publiés hier, dans la revue Science Translationnal Medicine.

L’étude a été menée sur 18 macaques parkinsoniens. Les chercheurs ont implanté dans leur cerveau, grâce à un virus de la famille du HIV, des gènes capables de produire de la dopamine. "Le principe ici n’est pas de remplacer le gène défectueux mais d’apporter les trois gènes nécessaires à la synthèse de dopamine", explique Béchir Jarraya.

"Après un délai de quatre à six semaines, les animaux traités ont eu une amélioration de 80% de leur motricité, mesurée objectivement", explique le Dr Jarraya. Par ailleurs aucun effet secondaire n’a été signalé contrairement au traitement actuel.

Des essais cliniques sont actuellement en cours à l’hôpital Henri Mondor chez six patients parkinsoniens.

Le Figaro (Sandrine Cabut) 15/10/09