Une puce pour diagnostiquer des maladies génétiques chez l’embryon

Publié le 12 avril 2016
Une puce pour diagnostiquer des maladies génétiques chez l’embryon

Une équipe de scientifiques de l’Agence pour la science, la technologie et la recherche (A*STAR) et de l’Institut de Microélectronique (IME) a ​​« fabriqué une puce qui permet de filtrer les globules rouges fœtaux de la circulation de la mère »[1]. En récupérant ces cellules fœtales isolées, ils veulent « permettre le diagnostic précoce des anomalies génétiques du fœtus ». Les cellules « capturées » dans le microfiltre sont traitées avec des colorants qui les différencient, « permettant aux chercheurs de récupérer et d’analyser ensuite les globules rouges fœtaux ».

 

La technique, qui nécessiterait « quelques millilitres de sang d’une femme enceinte », serait utilisable à partir de la huitième semaine de grossesse. L’équipe met en avant le fait que ce « microfiltre » soit « non invasif », contrairement à l’amniocentèse.

 

L’équipe a pour objectif de mener des expériences pour la validation préclinique de sa méthode jusqu’en juin 2016. Elle espère  « déterminer le nombre de troubles génétiques qui peuvent être détectés grâce à cette technologie ». A ce jour, deux brevets ont été déposés et des fonds ont été récoltés « pour accélérer le processus de mise sur le marché ».

 

[1] Les globules rouges fœtaux contiennent un noyau, ce qui les rend relativement plus grands que les globules rouges adultes.

Medical Press (12/04/2016)