L’ARCOM (ex-CSA) est censée garantir la neutralité de l’audiovisuel français.
Alors pourquoi avoir estimé qu’une vidéo positive, montrant des jeunes porteurs de trisomie 21 heureux, était… dérangeante ?
En 2014, la campagne “Dear Future Mom” offre un message simple et lumineux :
« Oui, un enfant porteur de trisomie 21 peut vivre, aimer, apprendre, être heureux. »
Un message qui a touché le monde entier. Sauf en France, où l’ARCOM (ex-CSA) a demandé son retrait, jugeant qu’il pourrait « troubler la conscience des femmes ».
Ce geste n’est pas anodin. Il révèle une question fondamentale : qui décide de ce que nous sommes autorisés à voir sur l’humain ?
Car derrière cette censure, une tension apparaît :
- Pourquoi 96 % des fœtus porteurs de trisomie 21 sont-ils avortés ?
- Pourquoi l’espace médiatique montre-t-il si peu la différence ?
- Pourquoi la joie de personnes trisomiques est-elle perçue comme une menace ?
- Sommes-nous en train de perdre ce qui nous rend humains ?
Ce n’est pas seulement une controverse médiatique :
c’est un dilemme bioéthique, un symptôme d’un malaise collectif face à la fragilité, à la dépendance, à la vie qui n’entre pas dans les cases.