IVG, fausse couche, PMA et même GPA : le gouvernement britannique instaure un congé de deuil après une « perte de grossesse »

Publié le 30 septembre 2026
IVG, fausse couche, PMA et même GPA : le gouvernement britannique instaure un congé de deuil après une « perte de grossesse »
© iStock - milan2099

Le gouvernement britannique a annoncé son intention d’accorder aux salariés un droit à un congé de deuil après une « perte de grossesse », que celle-ci résulte d’un avortement, d’une fausse couche ou d’un transfert d’embryons « infructueux » dans le cadre d’une fécondation in vitro[1] (cf. « Ce qui nous mène à toi » : un couple face à l’infertilité, et à l’épreuve de la PMA).

Un congé aussi pour les « parents d’intention »

« Personne ne devrait avoir à se battre pour obtenir le temps de faire son deuil », a déclaré Kate Dearden, ministre chargée de l’Avenir du travail, en annonçant cette nouvelle disposition.

Ainsi, à partir d’avril 2027, les salariées qui subissent une « perte de grossesse » avant la 24e semaine auront droit à un congé sans solde pouvant aller jusqu’à deux semaines. Cette mesure s’appliquera également au « partenaire de la personne concernée », à l’« autre parent biologique » s’il est différent du partenaire et, en cas de maternité de substitution, aux « parents d’intention ».

« La loi reconnaît ainsi que la perte de grossesse affecte l’ensemble de la famille », argumente la ministre. Pour Vicki Robinson, directrice générale de Miscarriage UK, cette mesure est « une avancée importante » mais l’organisation considère que le congé de deuil devrait être rémunéré.

Une réforme globale du congé de deuil

Actuellement la législation britannique n’accorde le droit à un congé de deuil qu’aux parents qui perdent un enfant mineur ou dont l’enfant est mort-né après 24 semaines de grossesse.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de réformes législatives plus larges visant à reconnaître la nécessité d’un congé après un deuil. Cela concernera la perte du conjoint ou du partenaire, ainsi que celle des parents, des frères et sœurs et des enfants majeurs. « Les formes modernes de famille seront également reconnues, notamment les parents d’accueil, les demi-frères et demi-sœurs et les familles recomposées. »

[1] Concernant les échecs d’insémination intra-utérine et les cas où « aucun embryon n’est disponible pour le transfert », le gouvernement britannique indique reconnaitre que « ces circonstances peuvent être source de chagrin ». Toutefois, elles ne relèvent pas du champ d’application de la loi.

Sources de la synthèse de presse : BioNews, Jen Willows (29/09/2026) ; UK Government (22/09/2026)