Suisse : les établissements et hôpitaux zurichois désormais contraints d’autoriser la pratique du suicide assisté dans leurs murs
Le 27 septembre, les Zurichois ont voté en faveur de l’obligation pour tous les établissements médico-sociaux (EMS), qu’ils soient publics ou privés, ainsi que pour les hôpitaux du canton, d’autoriser la pratique du suicide assisté dans leurs murs.
Jusqu’ici, seuls les établissements exploités ou mandatés par une commune étaient contraints d’ouvrir leurs portes à Exit ou Dignitas. Les établissements psychiatriques et les prisons demeurent exclus du dispositif. « Le changement concerne surtout les établissements privés, notamment chrétiens, qui n’autorisaient jusqu’à présent pas les organisations d’aide au suicide dans leurs locaux. » (cf. Euthanasie en Belgique : l’objection de conscience des soignants et des institutions en question)
« Un empiètement massif sur la liberté des homes privés »
Alors que les membres du Parlement favorables au projet invoquaient « l’autodétermination des patients » qui, selon eux, doit « primer sur l’orientation idéologique ou confessionnelle d’un EMS privé », les opposants ont au contraire dénoncé « un empiètement massif sur la liberté des homes privés ». D’autant plus « inutile » que « seule une vingtaine d’EMS zurichois n’accepte pas l’aide au suicide ». En outre, imposer une telle obligation aux hôpitaux, des « lieux de guérison » est « en contradiction avec leur mission curative », et « ajoutera une charge supplémentaire pour le personnel ».
Le gouvernement s’était aussi opposé à la mesure.
Avec ce vote, Zurich s’aligne sur Genève et le Valais (cf. Suisse : le Valais adopte d’une loi sur le suicide assisté en institution). Dans le canton de Vaud et celui de Neuchâtel, cette obligation est limitée aux institutions mandatées par l’Etat (cf. Suisse : un canton légalise l’assistance au suicide dans les maisons de retraite).
Sources de la synthèse de presse : Le Temps, Annick Chevillot (27/09/2026) ; Léman bleu (27/09/2026) ; blue News (27/09/2026)