« Aide à mourir » en Australie-Occidentale : un recours « bien plus élevé que prévu »
Le rapport annuel relatif à la pratique de l’« aide à mourir »[1] en Australie-Occidentale indique que 541 personnes sont ainsi décédées en 2025-2026[2]. Ce qui représente une hausse de 12% par rapport à la période précédente et 2,9% de l’ensemble des décès enregistrés dans cet Etat : un recours « bien plus élevé que prévu lors de l’entrée en vigueur de la loi en 2021 ».
Pourtant l’instance chargée de superviser l’application de la loi envisage déjà un élargissement des critères. En effet, elle examine actuellement « si les délais d’éligibilité sont trop restrictifs ».
Des médecins « sous pression »
L’ampleur de cette demande « exerce une pression croissante sur le petit nombre de médecins autorisés à pratiquer l’aide médicale à mourir »[3]. Au total, 8 médecins ont pratiqué 53% de l’ensemble des procédures. Seules 33 personnes se sont administré le produit létal ; 508 ont demandé à un praticien de mettre fin à leurs jours.
Colin Holt, le président du comité chargé de l’« aide à mourir volontaire » appelle à ce que davantage de praticiens « se manifestent et s’impliquent dans ce processus » (cf. Queensland : 40% des praticiens n’ont pas renouvelé leur autorisation pour effectuer des euthanasies ; Euthanasie en Belgique : « après l’acte, j’ose dire que je devais prendre congé toute la journée »).
[1] « Voluntary assisted dying » selon la terminologie locale (VAD)
[2] Le rapport annuel dévoile les données pour la période allant du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026. Il recense en outre 1558 premières demandes.
[3] 167 praticiens étaient « éligibles » en 2025-2026 ; 94 ont participé à des procédures d’« aide à mourir »
Sources de la synthèse de presse : ABC news, Emma Wynne et Nadia Mitsopoulos (19/10/2026), Rapport du comité de surveillance d’Australie occidentale (19/10/2026)