Bientôt des pousse-seringues contrôlés par une IA dans les services de réanimation ?

Publié le 16 septembre 2025
Bientôt des pousse-seringues contrôlés par une IA dans les services de réanimation ?
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Un projet visant à « améliorer et automatiser la sédation des patients placés en coma artificiel » doit débuter au service réanimation du CHU de Besançon début janvier 2026.

Une IA pour « comprendre les réactions physiques du patient », voire gérer un pousse-seringue

Baptisé Alison ++, le projet est soutenu par l’Union européenne et la Région Bourgogne Franche-Comté.

Un logiciel doté d’une IA doit permettre de « comprendre les réactions physiques du patient, les qualités de la sédation et de l’analgésie ». Pour ce faire, une intelligence artificielle collectera des données d’oxymétrie et de tension du patient placé dans un coma artificiel et, « en cas d’anomalie », avertira les soignants. Il est également prévu « d’utiliser des capteurs qu’on mettra sur le visage des patients pour visualiser les expressions du visage », ajoute Guillaume Besch, professeur des universités et praticien hospitalier au CHU de Besançon.

Si la version est « suffisamment validée », elle pourrait être déployée dans d’autres CHU d’ici 18 mois. Et « en cas de réussite », la seconde phase consistera à laisser un pousse-seringue administrer « lui-même » les doses nécessaires aux patients.

Libérer du temps pour les soignants ?

Deux types de bénéfices sont attendus de ce dispositif. Le premier concerne les alertes générées auprès des soignants « grâce à la présence permanente du système ». En outre, « il libérera du temps aux soignants qui pourraient se dédier à d’autres tâches », considère Guillaume Besch. « L’objectif n’est pas de se substituer aux professionnels de santé », veut-il toutefois rassurer. Pour le moment, le regard du personnel médical sur ce nouveau dispositif n’est pas connu.

Le patient devra quant à lui être « obligatoirement » informé du recours à l’IA et pourra s’y opposer. Et s’il n’est pas en mesure de donner son consentement, ce sont les proches ou la personne de confiance qui seront sollicités. Le projet Alison ++ a candidaté pour obtenir le label Ethik-IA (cf. Développement de l’intelligence artificielle : « la santé sert de prétexte »).

Sources de la synthèse de presse : L’Est républicain, Johan Beausergent (16/09/2025) ; France bleu, Alexandre Lepère (15/09/2025)