Ne pas soigner les personnes « qui s'identifient aux animaux » : l’Ordre des vétérinaires portugais émet des recommandations officielles

Publié le 21 mai 2026
Ne pas soigner les personnes « qui s'identifient aux animaux » : l’Ordre des vétérinaires portugais émet des recommandations officielles
© iStock - GKV

Au Portugal, l’Ordre des vétérinaires (OMV) a défini des lignes directrices pour traiter les demandes des personnes « qui s’identifient aux animaux », « compte tenu de la croissance du phénomène au Portugal et dans le monde » (cf. Genre : « la biologie est indifférente à nos intentions morales »).

Un phénomène qui prend de l’ampleur

En effet, des jeunes « s’identifiant à des animaux » se tourneraient vers des cliniques vétérinaires pour être soignés.

Le phénomène des « thérians », le terme qui désigne les personnes qui « s’identifient spirituellement ou psychologiquement aux animaux », « prend de l’ampleur » sur les réseaux sociaux. Certains jeunes affirment ressentir « un lien étroit » avec des animaux comme les chiens, les chats ou les renards. « Ils aboient, miaulent et marchent à quatre pattes, parfois en portant des masques et des queues. »

Le phénomène est suivi « de près » par les experts en santé mentale et en comportement social.

Orienter la personne « vers un médecin approprié »

Au Portugal aucun vétérinaire n’a pour le moment reçu de demande d’un « thérian ». Toutefois l’Ordre a souhaité « prendre les devants » en définissant des recommandations officielles.

Les lignes directrices rappellent aux professionnels qu’« ils ne sont pas habilités à effectuer des diagnostics, traitements ou actes cliniques sur des personnes, qu’ils s’identifient aux animaux ou non ». L’OMV recommande aux vétérinaires d’adopter « une attitude respectueuse et informative », « en clarifiant les limites légales de la médecine vétérinaire et en orientant la personne vers un médecin approprié » (cf. Un gynécologue refuse de prendre en charge une femme transgenre, il est finalement relaxé).

« La personne qui s’identifie comme un animal demeure, aux yeux du droit, une personne humaine », souligne l’Ordre, en précisant que « la loi portugaise reconnaît et protège expressément certaines dimensions de l’identité personnelle – par exemple, le droit à l’autodétermination de l’identité et de l’expression de genre » (cf. « Transition de genre » des mineurs : le Portugal interdit les traitements hormonaux et restreint la possibilité de changer d’Etat civil).

Sources de la synthèse de presse : La Libre (21/05/2026) ; euronews, Inês dos Santos Cardoso (19/05/2026)