Don d’ovocytes : moins de 3% des femmes vont au bout du processus

Publié le 24 juillet 2026
Don d’ovocytes : moins de 3% des femmes vont au bout du processus
© iStock - Bevan Goldswain

Une étude publiée dans la revue Reproductive Biology and Endocrinology[1] a constaté que seule une infime fraction des femmes souhaitant donner leurs ovocytes vont au bout du processus. Ces travaux ont été menés par l’université de Manchester, l’université de Gand et la banque de gamètes Cryos International (cf. La banque de sperme Cryos se vante de pratiquer un eugénisme positif).

L’étude a porté sur 2 443 femmes ayant postulé pour devenir donneuses d’ovocytes chez Cryos. Plus de la moitié des candidates (51 %) ont été rejetées « presque immédiatement » car elles ne répondaient pas aux premiers critères de sélection, « tels que l’âge ou l’indice de masse corporelle ». Plus de 26% supplémentaires ont ensuite abandonné en cours de procédure. Parmi les candidates restantes, près d’une sur cinq (19,69 %) a ensuite été écartée en raison de « problèmes de santé » révélés par leurs antécédents familiaux ou « parce qu’elle n’avait pas satisfait aux critères des examens médicaux de sélection » (cf. Banques de gamètes : la France aussi est un marché).

« Il est frappant de constater que plus de la moitié des candidates sont exclues dès la toute première étape, et qu’un nombre important d’entre elles se désistent ou se désengagent avant la fin du processus, sans doute parce qu’elles en apprennent davantage à ce sujet et se rendent compte que cela ne leur convient pas », commente Allan Pacey, professeur à l’université de Manchester et auteur de l’étude (cf. Don d’ovocytes : « Je n’étais pas le patient. J’étais le produit. »).

Dans une étude précédente portant sur le recrutement de donneurs de sperme au sein de la même banque sur la même période, les chercheurs ont constaté que seuls 1,03 % des hommes ayant initialement postulé pour devenir donneurs de gamètes avaient finalement été au bout du processus (cf. Don de sperme : Une étude interroge des donneurs 10 ans après).

[1] Allan A. Pacey et al, An analysis of the outcome of 2,443 women applying to be donors at a commercial egg bank in the USA, Reproductive Biology and Endocrinology (2026). DOI: 10.1186/s12958-026-01578-1

Source de la synthèse de presse : Medical Xpress, Michael Addelman, University of Manchester (14/07/2026)