Corée du Sud : le gouvernement met en place l’accès à la pilule abortive
Le 16 septembre, le gouvernement sud-coréen a annoncé un plan visant à « permettre officiellement » le recours à la pilule abortive pour les femmes enceintes d’au maximum neuf semaines. En 2019, la Cour constitutionnelle avait invalidé son interdiction (cf. L’interdiction d’avorter jugée « inconstitutionnelle » en Corée du Sud), mais la règlementation n’avait pas été révisée.
Une dispensation à l’hôpital dans un premier temps
Le ministère de l’Egalité hommes-femmes et de la Famille, le ministère de la Santé et des Affaires sociales et le ministère de la Sécurité des denrées alimentaires et des médicaments ont dévoilé le plan lors d’une réunion de coordination du gouvernement.
Au cours des deux premières années, la délivrance des produits comme leur prescription seront effectuées dans les hôpitaux (cf. Pilule abortive : des complications dans plus de 10% des cas selon une étude américaine). Puis, « lorsque les conditions nécessaires auront été remplies », les médecins pourront prescrire la pilule abortive qui sera délivrée en pharmacie.
Des vérifications de « sécurité » et de « qualité »
Le ministère de la Sécurité des denrées alimentaires et des médicaments a précisé qu’il effectuerait des vérifications de « sécurité » et de « qualité » avant de poursuivre le déploiement du plan d’accès. « Notre but est d’introduire les produits avant le premier trimestre de l’année prochaine à condition que les procédures concernées soient pleinement mises en œuvre », a déclaré un membre du ministère.
Han Seong-sook, Premier ministre du pays, a en outre affirmé que l’exécutif « prenait au sérieux » « les préoccupations concernant la valeur de la vie ». « Cette mesure vise à protéger la santé du peuple et non à encourager l’avortement, a-t-elle déclaré. Nous demandons votre compréhension globale sur cette intention. »
Source de la synthèse de presse : Yna, Kim Kun-hee (17/09/2026)