Des « soins prodigués dans les couloirs », un Canadien demande l'« aide médicale à mourir »

Publié le 14 novembre 2025
Des « soins prodigués dans les couloirs », un Canadien demande l'« aide médicale à mourir »
© iStock - panaya chittaratlert

Au Canada, « les soins prodigués dans les couloirs » d’un hôpital auraient incité un homme à demander une « aide médicale à mourir ». La fille de Léon Gratton témoigne en effet que son père lui a dit préférer mourir que de retourner à l’hôpital – le Health Sciences North de Sudbury. Son dernier séjour l’avait laissé « plus que terrassé ».

L’homme de 84 ans est finalement décédé de mort naturelle peu de temps après avoir obtenu l’autorisation de recourir à une « aide médicale à mourir ».

« Les patients défilent, les infirmières passent, aucun respect de la vie privée, aucune compassion, aucune dignité »

L’homme souffrait notamment d’insuffisance rénale et d’une maladie cardiaque. Après une nuit aux urgences, il a été transféré dans un lit « situé dans un couloir ». Sa fille, Lynn Gratton, déplore : « Il n’y avait pas de lumière, toutes les ampoules du couloir avaient été enlevées. La seule source de lumière était une sorte de lampe de bureau fixée au mur ». « Les patients défilent, les infirmières passent, aucun respect de la vie privée, aucune compassion, aucune dignité », s’indigne-t-elle, assurant toutefois que les médecins et infirmières de cet hôpital sont « formidables ».

« Les événements se sont succédé les uns après les autres, et cela nous a vraiment ouvert les yeux sur ce qui se passe dans nos hôpitaux », explique Lynn.

Cleo Gratton insistait auprès de sa fille pour que celle-ci mette tout en œuvre pour que les gens prennent conscience de la situation, lui demandant d’interpeller les députés. Après avoir créé une page Facebook, elle a pu recueillir le témoignage d’autres patients et de leurs familles.

« Nous avons une centaine de patients dans ce que nous appelons des lits non conventionnels »

Le directeur de l’hôpital, David McNeil, regrette une situation commune selon lui à de nombreux hôpitaux. L’établissement est « trop petit pour prendre en charge les patients de toute la région », explique-t-il.

Ainsi, « à l’hôpital Health Sciences North, comme souvent, nous avons une centaine de patients dans ce que nous appelons des lits non conventionnels », reconnait le directeur de l’établissement. « Nous disposons de 526 lits… et la plupart des jours, nous gérons environ 630 patients admis à l’hôpital. »

Source de la synthèse de presse : CBC (06.11.2025)