Entre l'homme et l'animal, une différence de taille

Publié le 10 avril 2019
Entre l'homme et l'animal, une différence de taille

Peter Singer, l’un des chefs de file du mouvement antispéciste, est l’auteur de plusieurs livres, dont La libération animale. L’auteur y nie toute valeur particulière à la vie humaine. Selon lui, les espèces ayant les mêmes capacités doivent bénéficier d’une même protection : certains déficients mentaux (…) auraient, selon lui, la même valeur que certains animaux.

 

Adhérant à cette thèse, les antispécistes oublient une différence cependant essentielle entre l’être humain et les animaux : l’homme est responsable de ses actes. Lui seul est capable de poser des actes de volonté, de modifier son comportement et de ne pas simplement suivre ses désirs. Peut-on en attendre autant d’un animal ? Les animaux agissent par instinct, non en suivant leur « conscience » de ce qui bien ou mal. Or de cette différence entre l’homme et les autres espèces résulte la responsabilité de l’être humain face à la création.

 

En niant toute spécificité humaine en matière de dignité, alors même qu’ils admettent une responsabilité particulière de l’homme face à l’ensemble de la création, les antispécistes soulignent l’invraisemblance de leur théorie.

Le Temps, Jean-René Moret (9/04/19) – Réponse chrétienne à la cohérence et à l’incohérence de l’antispécisme