Master-Class Science et Ethique : se former pour « garder le cap »
Alors que les évolutions technologiques posent des questions morales de plus en plus délicates, la Chaire de Bioéthique Internationale Jérôme Lejeune souhaite apporter son expertise aux soignants en leur proposant différentes formations, comme la Master-Class « Science et Ethique Jérôme Lejeune » ou le Master 2 de Bioéthique. Depuis 2017, plus de 850 étudiants ont été formés à la Master-Class : un franc succès qui montre l’importance de cette formation d’expertise destinée aux étudiants en santé et jeunes soignants. L’an dernier, Clotilde, interne en médecine, a fait partie de la 8e promotion. Elle témoigne de son expérience et de l’importance de cet enseignement.
Gènéthique : Quel est votre parcours ? Pourquoi avoir choisi de suivre la Master-Class ?
Clotilde : J’ai entendu parler de la Master-Class Jérôme Lejeune dès ma première année de médecine, et j’ai tout de suite eu envie d’y participer. J’ai toutefois préféré attendre quelques années avant de sauter le pas afin d’avoir plus de connaissances médicales et de pouvoir ainsi comprendre plus en profondeur les sujets abordés.
Je savais que les acquis de la Master-Class me seraient particulièrement utiles durant mon internat, puis au cours de mon exercice futur. Je me suis donc inscrite à cette formation lors de ma sixième année de médecine.
G : Qu’est-ce qui vous a paru le plus intéressant dans cette formation ? Quels sont ses atouts ?
C : Je dirai que la diversité des intervenants (philosophes, médecins, juristes, chercheurs, … ) est l’un des principaux atouts de la Master-Class. Au cours de l’année, nous avons pu découvrir beaucoup de points de vue différents. De nombreux sujets ont été traités. Tout cela a donné lieu a beaucoup de belles discussions.
A titre d’exemple, les enseignements sur l’embryon ont été très riches. Ils ont été l’occasion de réfléchir notamment sur l’avortement, la PMA et l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour la recherche. Ce sont des sujets centraux. Pourtant, la plupart de nos concitoyens ne se questionnent pas sur ces pratiques qui ont peu à peu été banalisées. La Master-Class, nous permet de replacer les choses à leur juste place afin que la science reste au service de la vie humaine.
La master-Class m’a par ailleurs permis de mieux discerner les choses sur de nombreux sujets d’actualité et d’avoir les arguments nécessaires pour étayer mes positions.
G : Pourquoi vous semble-t-il important que les soignants se forment en bioéthique ?
Avec les avancées de la science et de la législation, les soignants sont au cœur de nombreuses questions morales, comme l’avortement, l’euthanasie, la recherche sur l’embryon, … Ils sont directement concernés. Pour les aider à garder le cap, à mettre la vérité au centre de leurs actes et de leurs décisions, il est important qu’ils soient formés en bioéthique.
Cela devrait être inhérent à la formation en médecine pour que les soignants puissent choisir le bon geste à poser, la bonne stratégie à suivre. La bioéthique donne un « fil conducteur » à tout acte médical. Elle aide le médecin se questionner pour réfléchir à la bonne prise en charge, et permet de rester fidèle à une médecine hippocratique responsable.
G : Avez-vous un conseil à donner aux étudiants en santé ou futurs étudiants ?
C – Je leur dirai qu’ils ne sont pas seuls. Les soignants sont plus nombreux qu’il n’y parait à être au service de la vie et de la dignité de tout être humain. Il faut être présents et œuvrer ensemble pour éviter les dérives.
Je leur dirai aussi de ne pas craindre le monde qui les entoure, et surtout de se former continuellement sur les questions de bioéthiques, comme sur tous les sujets touchant à la santé, à la vie et à l’homme. Cela les aidera à faire valoir leurs positions et à être sur la bonne voie, celle de la sagesse et de la vérité.
Informations pratiques :
Pour qui ? médecins et étudiants en médecine (dès la 1ère année), infirmières, sages-femmes, chercheurs, biologistes.
Quelques places sont aussi réservées aux juristes et philosophes ayant une expérience dans le domaine de la bioéthique (Bac+3 minimum).
Quand ? d’octobre 2025 à mai 2026, les mardis soirs (20h–22h) et 2 samedis par semestre (9h–19h)
Tarifs : Pour les étudiants : 220 € ; Pour les professionnels : 300 €