Combien coûte un diagnostic préimplantatoire ?
En France, le DPI est pris en charge par la Sécurité sociale à 100 %, comme toute procédure de fécondation in vitro, lorsqu’il est réalisé pour une indication médicale validée. Cela inclut les frais liés à la stimulation ovarienne, la FIV, l’analyse génétique, et le suivi médical. Les couples ne supportent donc pas directement le coût de l’intervention, hormis certaines dépenses annexes (déplacements, arrêts de travail…).
En revanche, dans d’autres pays, le coût peut être élevé. Aux États-Unis, une procédure de DPI peut coûter entre 10 000 et 15 000 dollars, en plus du coût de la FIV (souvent entre 10 000 et 20 000 dollars). En Espagne ou en Belgique, le coût est plus modéré mais reste à la charge du patient sauf indication spécifique.
Ce financement public en France traduit une reconnaissance de la gravité des maladies concernées. Mais il soulève aussi une question d’équité et d’allocation des ressources. Jusqu’où la solidarité nationale peut-elle financer des techniques qui impliquent l’élimination d’embryons ? Peut-on, avec de l’argent public, soutenir une pratique qui sélectionne les vies « acceptables » ?
Cette interrogation devient plus vive si le DPI est élargi à des maladies moins graves, ou à des critères non médicaux. Le financement public pourrait alors cautionner, même indirectement, un tri génétique contraire aux principes fondateurs de la bioéthique française.