Le DPI garantit-il que l’enfant sera en bonne santé ?

Publié le 1 mars 2025
Le DPI garantit-il que l’enfant sera en bonne santé ?

Non, le DPI ne garantit pas que l’enfant sera en parfaite santé. Il permet seulement d’écarter les embryons porteurs d’une mutation génétique spécifique, préalablement identifiée dans le patrimoine du couple. Il s’agit donc d’une réponse ciblée, et non d’un examen exhaustif. De nombreux autres troubles ou maladies, y compris congénitaux, environnementaux ou non génétiques, ne sont pas détectables par ce biais.

Même en cas de DPI réussi, l’enfant peut présenter des pathologies non génétiques (malformations, maladies rares non héréditaires, complications périnatales…). De plus, les résultats de l’analyse génétique ne sont pas infaillibles : ils comportent une marge d’erreur, même si celle-ci est faible grâce aux technologies modernes.

Certaines pratiques à l’étranger, comme le DPI-A (Diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies) visent à rechercher des anomalies chromosomiques non liées à une pathologie familiale. Cela pose la question de la généralisation du tri embryonnaire pour des raisons de « qualité » embryonnaire, ce qui soulève de fortes inquiétudes éthiques.

Le DPI pourrait ainsi induire une fausse sécurité. Il peut renforcer des attentes irréalistes quant à la « perfection » de l’enfant à naître. Cela interroge la capacité de la société à accueillir la vulnérabilité humaine. En voulant tout contrôler, ne risquons-nous pas de rompre le lien fondamental d’accueil inconditionnel qui fonde la parentalité ?