Peut-on interdire certaines pratiques transhumanistes tout en en acceptant d’autres ?

Publié le 1 mars 2025
Peut-on interdire certaines pratiques transhumanistes tout en en acceptant d’autres ?

En théorie, il est possible d’encadrer certaines pratiques tout en refusant d’en légitimer d’autres. Mais en pratique, cette frontière est difficile à tracer. L’histoire des lois bioéthiques montre que ce qui est “autorisé à titre dérogatoire” finit souvent par être normalisé. Le risque est celui d’un glissement progressif : ce qui est présenté comme une aide technique devient un droit, puis une obligation sociale ou culturelle. Une vigilance éthique rigoureuse est nécessaire pour éviter que les pratiques transhumanistes ne soient adoptées par étapes, sous couvert de liberté individuelle ou de progrès scientifique. Une politique cohérente devrait reposer sur des principes clairs et ne souffrant pas d‘exception : respect de la personne, refus de l’eugénisme, solidarité avec les plus fragiles, reconnaissance de la vulnérabilité comme lieu de dignité.