Le Japon autorise la fabrication d’embryons à partir de gamètes « artificiels »

Publié le 1 septembre 2025
Le Japon autorise la fabrication d’embryons à partir de gamètes « artificiels »
© iStock - ilbusca

Le 24 juillet, un comité gouvernemental japonais a « largement approuvé » la fabrication d’embryons humains à partir d’ovules ou de spermatozoïdes dérivés de cellules souches pluripotentes telles que les cellules iPS (cf. Gamétogenèse in vitro : la HFEA recommande une règlementation « plus explicite »). De tels travaux seraient possibles « uniquement à des fins de recherche sur des questions telles que l’infertilité et les maladies héréditaires », ou encore « dans le cadre d’études visant à comparer les différences avec les ovules fécondés[1] ordinaires ».

Ces embryons ne pourraient être cultivés que 14 jours au maximum, « comme pour la recherche conventionnelle sur les ovules fécondés » (cf. Une « feuille de route » pour des recherches sur l’embryon humain jusqu’à 28 jours), et l’implantation dans un utérus humain ou animal serait interdite.

Vers une fabrication prochaine de gamètes humains in vitro ?

Le rapport produit par le comité doit servir de base au gouvernement pour envisager une révision des directives en vigueur. Après la naissance de souris (cf. Des souriceaux nés de deux « pères »), le groupe d’experts prévoit que des « avancées similaires » deviendront bientôt « technologiquement réalisables » chez l’être humain (cf. « Unibébés », « bébés multiplex », ou issus biologiquement de deux parents de même sexe : « Les gens ne se rendent peut-être pas compte de la rapidité avec laquelle la science évolue » ; Vers la ‘production’ d’enfants nés de deux pères).

Ils considèrent que « les ovules fécondés créés à partir de spermatozoïdes ou d’ovules dérivés de cellules souches doivent être traités de la même manière que les ovules fécondés conventionnels », car ils pourraient « potentiellement mener à la naissance d’un être humain » s’ils étaient implantés (cf. Recherche sur l’embryon : l’ISSCR joue sur les mots). Les experts préconisent en outre de « limiter la création de tels embryons au nombre minimum nécessaire ».

[1] Autrement dit les embryons

Source : Kyodo news (24/07/2025)