L’Etat de New-York sur le point de dépénaliser le suicide assisté

Publié le 18 décembre 2025
L’Etat de New-York sur le point de dépénaliser le suicide assisté
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Kathy Hochul, gouverneur de l’Etat de New York, a annoncé le 17 décembre qu’elle prévoyait de signer, l’année prochaine, la proposition de loi visant à dépénaliser le suicide assisté, pour une entrée en vigueur six mois après la signature (cf. Le Sénat de l’Etat de New-York adopte une proposition de loi sur l’« aide médicale à mourir »). Soutenir ce texte est « l’une des décisions les plus difficiles » qu’elle ait eu à prendre en tant que gouverneur, affirme-t-elle. Une décision prise après l’obtention d’un accord avec les législateurs de l’Etat.

Les conditions d’accès du texte de loi new-yorkais

Les résidents de l’Etat de New-York pourront recourir au suicide assisté s’ils sont atteints d’une maladie en phase terminale, pour laquelle le décès est prévu dans les six mois à venir. Le demandeur devra formuler une demande écrite et deux témoins la signer « afin de garantir que la personne agit librement ». Elle devra faire l’objet d’une double approbation : une du médecin traitant et une autre d’un médecin consultant.

Les législateurs ont donné leur accord pour que le texte exige par ailleurs la confirmation d’un médecin que la personne « avait réellement mois de six mois à vivre » ainsi que l’approbation d’un psychologue ou d’un psychiatre sur le fait que le patient est en capacité de prendre la décision et n’agit pas sous la contrainte. Un délai de réflexion de 5 jours sera imposé. Enfin, les établissements associés à des hôpitaux confessionnels ne seront pas obligés de proposer la procédure.

L’abandon des citoyens les plus vulnérables

Initialement présenté en 2016, le texte suscite de fortes oppositions. Selon le cardinal Timothy Dolan et les évêques de l’Etat de New-York, la décision de Kathy Hochul « témoigne de l’abandon par notre gouvernement de ses citoyens les plus vulnérables, laissant entendre aux personnes malades ou handicapées que le suicide, dans leur cas, est non seulement acceptable, mais encouragé par nos dirigeants élus » (cf. « Un gros risque en plus » : exclure les personnes handicapées du dispositif légal de mort administrée est « une urgence absolue »).

Sources de la synthèse de presse : AP news, Anthony Izaguirre et Michael Hill (18/12/2025) ; Fox News, Landon Mion (17/12/2025)