Sophie Cluzel se confie au sujet de sa fille Julia, porteuse de trisomie 21

Publié le 11 janvier 2022
Sophie Cluzel se confie au sujet de sa fille Julia, porteuse de trisomie 21

Dans un entretien au journal La Vie, Sophie Cluzel révèle « le bouleversement de la naissance de Julia, sa fille atteinte de trisomie 21 » et « l’engagement qui suivit en faveur des personnes handicapées » (Cf. Trisomie 21 : « J’avais beaucoup à apprendre et encore plus à désapprendre »).

C’est à la naissance de son quatrième enfant, en 1995, que la secrétaire d’Etat apprend que Julia est atteinte de trisomie 21. Si sa « toute première réaction » fut : « Elle va vivre, c’est l’essentiel ! », Sophie Cluzel ne cache pas les difficultés. Elle explique que sa rencontre avec une autre maman d’une petite fille trisomique, grâce aux sœurs de la maternité Sainte Félicité, lui a redonné « espoir ». Elle a aussi pu compter sur l’aide d’un centre d’action médico-sociale (CAMS) et de la Fondation Jérôme Lejeune (Cf. Trisomie 21 : la recherche avance).

Une vie bouleversée

« C’est ce bouleversement qui va déterminer l’engagement personnel de la mère de famille en faveur des personnes handicapées ». Elle participe à la création d’« une association pour permettre la scolarisation d’enfants porteurs de handicap et la rémunération d’aides de vie scolaire ». Puis, elle contribue « à la rédaction de la loi de 2005 énonçant le principe du droit à une compensation du handicap ». Et « nommée ensuite secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, sa priorité est l’allègement administratif : « Pensez ! J’ai dû remplir 11 dossiers, presque un tous les 18 mois, pour faire reconnaître le handicap de ma fille et recevoir les compensations dont elle avait besoin ». »

Mais Sophie Cluzel puise sa force « dans la détermination sa fille Julia » : « J’éprouve beaucoup de fierté pour ce qu’elle fait de sa vie : sa capacité à vivre en colocation dans un habitat inclusif, à prendre le métro toute seule tous les jours, à travailler comme serveuse au café Joyeux à Paris (…). Comme beaucoup de personnes trisomiques, elle se révèle un vecteur de paix sociale dans l’entreprise » (Cf. Un changement de regard sur la trisomie 21 ?).

Sources : La Vie, Olivia Elkaim (07/01/2022) ; Le Figaro, Bénédicte Lutaud (08 /01 /2022)