Sur l’île de Jersey, une loi pour l’« aide à mourir » approuvée en première lecture

Publié le 22 janvier 2026
Sur l’île de Jersey, une loi pour l’« aide à mourir » approuvée en première lecture
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Le 21 janvier, l’île de Jersey a approuvé en première lecture une loi pour autoriser l’« aide à mourir », avec 32 voix pour, 14 voix contre, et aucune abstention. Le territoire serait la première île du Royaume-Uni à s’engager dans cette voie (cf. Ecosse : les Parlementaires refusent l’euthanasie des mineurs, mais aussi les autres garde-fous).

La loi pour l’« aide à mourir » concernerait les personnes majeures, résidentes de Jersey depuis au moins un an, atteintes d’une maladie dont le pronostic vital est estimé à moins de 6 mois, ou moins de 12 mois dans le cas d’une maladie neurodégénérative.

Une loi sur les soins palliatifs censée garantir un « choix libre »

La veille, le 20 janvier, l’île adoptait largement (44 voix pour, 2 voix contre) une loi qui rend opposable le droit de recourir aux soins palliatifs pour les personnes dont le pronostic vital est évalué à 12 mois. La présidente du Comité de révision pour l’« aide à mourir », Louise Doublet considère que dans ces conditions, « les personnes ont réellement le choix » (cf. Le Sénat enterre l’« aide à mourir », et consacre un droit opposable « au meilleur soulagement possible »).

De légères réserves sur le texte

Néanmoins, seule la « Procédure 1 » a été approuvée, contrairement à la « Procédure 2 », avec 27 voix contre, 19 voix pour et aucune abstention. Cette disposition prévoyait qu’en cas de « souffrance insupportable », un patient fût autorisé à demander une « aide à mourir » sans remplir les conditions édictées par la « Procédure 1 ». Le Comité de révision pour l’« aide à mourir » a par ailleurs estimé qu’il devait encore examiner les détails du texte avant sa finalisation. A ce titre, un nouveau débat aura lieu le 24 février.

Une communication censée rassurer le public

Le texte de loi prévoit que les professionnels de santé aient un droit à l’objection de conscience. Le Ministre en chef de Jersey, Lyndon Farnham, s’est voulu rassurant en déclarant à la presse : « Ce texte de loi offre de puissantes garanties, avec un protocole rigoureux élaboré par des professionnels de santé ; nous y avons prêté une grande attention, le public peut être rassuré ». Le vote définitif est prévu pour l’été 2027, avec une mise en application au cours de la même année (Pays-Bas : vers une « dépénalisation totale » de l’euthanasie ?).

Sources de la synthèse de presse : Itv (21/01/2026) ; BBC, Gemma Daubeney (22/01/2026) ; BBC, Amar Ebrahim (20/01/2026)