Avortements au Luxembourg : toujours plus

Publié le 1 juin 2026
Avortements au Luxembourg : toujours plus
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Le 20 mai, lors de son assemblée générale, Fatima Rougi, la présidente du conseil d’administration du Planning familial du Luxembourg a indiqué que 1 254 demandes d’avortements avaient été enregistrées en 2025, ce qui représente une augmentation de 5 % par rapport aux chiffres de 2024. Parmi elles, « 990 interventions ont été réalisées au Planning familial, principalement dans les premières semaines de grossesse » précise l’association.

Aucun chiffre officiel n’existant au Luxembourg concernant l’avortement, ces données ne concernent toutefois que le Planning familial. Cela « ne permet pas d’établir une évolution globale » nuance l’organisation.

De récentes évolutions de la législation

En juillet 2025, les députés luxembourgeois ont adopté la suppression du délai de réflexion avant un avortement (cf. Avortement : le Luxembourg supprime le délai de réflexion). Il était jusqu’ici de trois jours.

Début mars 2026, les législateurs luxembourgeois ont en outre voté en faveur de l’inscription de « la liberté d’avorter » dans la Constitution (cf. Luxembourg : les législateurs votent l’inscription de la « liberté » d’avorter dans la Constitution). Si ce premier vote est confirmé, le Luxembourg sera le deuxième pays à modifier ainsi sa Constitution, après la France en 2024 (cf. IVG dans la Constitution : la « liberté » des femmes au détriment de la liberté de conscience ?)

Les revendications se poursuivent

Malgré ces changements, le Planning familial voudrait aller encore plus loin. L’association, qui a distribué 38 640 préservatifs en 2025, demande notamment leur gratuité. En effet, même si, depuis 2023, la contraception est gratuite au Luxembourg pour toutes les personnes affiliées à la CNS, le préservatif ne fait pas parti des remboursements prévus. Le Planning familial considère que cela constitue « un manque majeur », notamment pour les jeunes et les personnes en situation de précarité (cf. France : les préservatifs gratuits pour les jeunes dès le 1er janvier).

L’association sollicite également l’allongement du délai légal d’avortement de 12 à 14 semaines. Selon Fatima Rougi, le nombre de femmes allant à l’étranger parce que la grossesse est découverte après n’est toutefois pas élevé.

Sources de la synthèse de presse : RTL Luxembourg, Dany Rasqué (21/05/2026) ; Luxembourg Times, Lorène Paul (22/05/2026)