Elles voulaient le même donneur pour que leurs enfants soient « génétiquement apparentés », la clinique en utilise un autre
Laura et Beth, deux Britanniques, ont eu recours au Dogus IVF Centre, une clinique à Chypre. Chaque femme a donné naissance à un enfant mais « elles avaient expressément demandé à la clinique d’utiliser le même donneur de sperme pour les deux grossesses afin que leurs enfants soient génétiquement apparentés ». Or, après la naissance du deuxième enfant, les deux femmes ont « commencé à s’inquiéter » et ont décidé de demander des tests ADN. Les résultats ont révélé qu’aucun des deux enfants n’était issu du donneur qu’elles avaient sélectionné, et que chacun avait un donneur différent.
Ce ne serait pas un cas isolé. Une enquête de la BBC a permis d’identifier les parents de sept enfants conçus dans cette clinique ou dans le Miracle IVF Centre, qui « soupçonnaient que les donneurs qu’ils avaient choisis n’avaient pas été utilisés ». La plupart de ces familles ont effectué des tests ADN, qui ont confirmé leurs soupçons.
Le nord de Chypre est devenu une « destination prisée » par les Britanniques à la recherche de procédures moins chères, de délais d’attente plus courts et d’« options non disponibles au Royaume-Uni » comme la sélection du sexe sans motif médical et l’anonymat des donneurs.
Le ministre de la Santé chypriote, Hakan Dinçyürek, a affirmé être « pleinement déterminé » à « prendre toutes les mesures juridiques nécessaires en conséquence ».
Sources de la synthèse de presse : BioNews, Sophie Ryall (13/04/2026) ; BBC, Anna Collinson et Jo Adnitt (02/04/2026)