En Floride, un centre de fertilité accusé d’avoir « échangé » des embryons

Publié le 26 janvier 2026
En Floride, un centre de fertilité accusé d’avoir « échangé » des embryons
© iStock - RealisticFilm

Le Centre de fertilité d’Orlando, en Floride, est sous le coup d’une procédure judiciaire. Après avoir eu recours à une fécondation in vitro sans don de gamète, une femme a accouché d’un enfant à la peau foncée, alors qu’elle-même et son conjoint sont blancs. Un test génétique a confirmé que cet enfant n’était pas génétiquement lié au couple (cf. Monette Vacquin : « Le grand moment de rupture, c’est la fécondation in vitro »).

Qui devrait élever cet enfant ?

Les nouveaux parents accordent tous les soins nécessaires à cette petite fille et déclarent s’y être fortement attachés, néanmoins ils s’inquiètent de la probabilité qu’il y ait eu un échange : une autre femme a très vraisemblablement reçu un ou plusieurs de « leurs » embryons (cf. « Mère porteuse contre son gré » : une Américaine perd la garde de l’enfant qu’elle a porté). Le couple explique qu’il serait heureux de garder cet enfant, tout en considérant « moralement et légalement normal » que la petite fille soit remise à ses parents génétiques, du moment qu’ils le désirent et qu’ils sont aptes à s’en occuper correctement.

La clinique sommée d’informer ses patients

Dans la plainte qu’ils ont déposée, ce couple anonyme demande à être informé de la situation de leur éventuel enfant génétique. La clinique devra informer ses autres patients de l’existence de cette requête, afin que l’un des couples, le cas échéant, se manifeste en tant que parents biologiques de la petite fille, et afin de retrouver, s’il a été implanté et s’il est né et vivant, l’enfant génétique des requérants (cf. Un collectif réclame l’autorisation des tests génétiques).

Ce probable échange d’embryons a été immédiatement révélé au grand jour en raison du manque de ressemblance physique flagrant entre le couple et l’enfant, mais le cas n’est peut-être pas isolé. Il a donc été demandé à la clinique de fournir des tests génétiques à l’ensemble des personnes qu’elle a pris en charge ces cinq dernières années.

Sources de la synthèse de presse : The Independent, Greg Graziosi (22/01/2026) ; News 6, Anthony Talcott (21/01/2026)