« Mère porteuse contre son gré » : une Américaine perd la garde de l’enfant qu’elle a porté

Publié le 25 février 2025
« Mère porteuse contre son gré » : une Américaine perd la garde de l’enfant qu’elle a porté

Après avoir perdu la garde de l’enfant qu’elle a porté, une Américaine de 38 ans poursuit la clinique de fertilité qui a réalisé la fécondation in vitro. Invoquant une « grave détresse émotionnelle », elle réclame des dommages et intérêts.

Une « erreur » d’embryon

Krystena Murray, originaire de l’Etat américain de Géorgie, a subi une procédure de PMA à la clinique Coastal Fertility Specialists en ayant recours au sperme d’un donneur. En décembre 2023, elle donne naissance à un enfant en bonne santé, noir, alors que ni elle ni le donneur ne le sont.

Un test ADN effectué à domicile lui confirme que l’enfant n’est pas « génétiquement lié » avec elle. Krystena Murray en informe la clinique tout en ayant décidé d’élever cet enfant.

Des parents biologiques qui veulent récupérer leur enfant

Coastal Fertility Specialists a confirmé que le « mauvais embryon » avait été transféré pendant la procédure subie par la femme de 38 ans. La clinique a pu identifier les parents biologiques du bébé et les a prévenus. Ces derniers ont alors intenté une action en justice pour obtenir la garde de leur enfant.

Informée qu’elle avait peu de chances d’obtenir gain de cause, Krystena Murray a volontairement renoncé à la garde. C’était en mai dernier, le bébé avait 5 mois. Elle ne l’a pas revu depuis.

Une femme « brisée »

En se lançant dans cette procédure de PMA, l’Américaine explique qu’elle avait pris en compte les conséquences possibles, « risques d’hémorragie, d’infection, de stérilité voire de décès ». Mais « jamais je n’ai pensé que je pourrais mettre au monde l’enfant de quelqu’un d’autre et qu’on me l’enlèverait », s’indigne-t-elle. « Je pense que les femmes devraient être conscientes de cette possibilité. »

Krystena Murray témoigne être « brisée émotionnellement et physiquement ». « Rien ne peut exprimer le choc et la violation que représente le fait d’apprendre que votre médecin a introduit dans votre corps l’embryon d’une inconnue. »

« J’aurais fait littéralement n’importe quoi pour le garder »

Dénonçant avoir été « transformée en mère porteuse involontaire, contre son gré, pour un autre couple », la femme de 38 ans témoigne : « J’ai passé toute ma vie à vouloir être mère. J’ai aimé, nourri et fait grandir mon enfant et j’aurais fait littéralement n’importe quoi pour le garder » .

 

Sources : BioNews, Georgia Canton (24/02/2025) ; AP news, Russ Bynum (19/02/2025) – Photo : iStock