A New-York et dans l’Illinois, des organisations de défense des personnes handicapées contestent les lois sur le suicide assisté

Publié le 12 juin 2026
A New-York et dans l’Illinois, des organisations de défense des personnes handicapées contestent les lois sur le suicide assisté
© Pixabay

Aux Etats-Unis, la coalition End Assisted Suicide, composée de personnes en situation de handicap et d’organisations de défense des personnes handicapées et des patients, a déposé plusieurs recours fédéraux à New York et dans l’Illinois, contestant la constitutionnalité des lois de ces Etats relatives au suicide assisté (cf. Etats-Unis : l’Illinois devient le 12e Etat à autoriser le suicide assisté ; La dépénalisation du suicide assisté entre en vigueur dans l’Etat de New York). Des actions sont déjà en cours en Californie, dans le Colorado et le Delaware.

Ces actions en justice ont été annoncées lors d’un forum réunissant des défenseurs des droits des personnes handicapées devant le siège des Nations Unies, à l’occasion de la 19e session de la Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (cf. « Aide à mourir » : le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU épingle la France).

A New York, les plaignants demandent une ordonnance de suspension provisoire afin d’empêcher l’application de la loi, dont l’entrée en vigueur est prévue le 5 août. La loi de l’Illinois devrait quant à elle entrer en vigueur le 12 septembre.

Une « discrimination » à l’égard des personnes handicapées

Les plaignants font valoir qu’« en substituant des prescriptions létales à un accès égal aux services de prévention du suicide », ces lois constituent une « discrimination » à l’égard des personnes handicapées.

« Lorsque les États légalisent le suicide assisté tout en réduisant simultanément les soins à domicile et les services de proximité, ils envoient un message dangereux : celui que la mort est une solution au handicap et au manque de soutien », dénonce Sharon Shapiro, membre du conseil d’administration du Brooklyn Center for Independence of the Disabled (cf. Fin de vie : « Le Canada a fait des personnes handicapées une catégorie de personnes pouvant être tuées »).

« Ces actions en justice visent à affirmer que chaque personne a une valeur et une dignité inestimables, quels que soient son âge, son handicap ou son pronostic vital, et à garantir que personne ne soit traité comme un être jetable aux yeux de la loi », ajoute Matt Vallière, directeur exécutif de l’Institute for Patients’ Rights.

Sources de la synthèse de presse : AP news (11/06/2026) ; Chicago tribune (11/06/2026)